La « non-participation de l’Afrique à la chaine de conception des produits » constitue son malheur, selon Dr Hamadoun Touré

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Le malien Dr Hamadoun Touré, ex-secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (Uit), a pris ses fonctions de directeur exécutif du programme Smart Africa depuis le 1er janvier 2016. Après son passage à la tête de l’Uit, il a été élu pour un mandat de trois ans à l’issue de la Conférence Transform Africa 2015 du 19 au 21 octobre 2015 à Kigali. « Le malheur de l’Afrique, c’est sa non-participation à la chaine de conception des produits », a indiqué à socialnetlink.org le Dr Touré, d’entrée de jeu. Prenant exemple sur le coton, le conférencier développe comment, le Mali, un des plus grands pays producteurs de coton se retrouve à importer la quasi-totalité de son textile. Pour l’ancien patron de l’Uit, tout comme pour le coton, le Mali doit « participer » à la production des nouvelles technologies. Le défi majeur, expose l’expert, reste à impulser une politique étatique pour catalyser le savoir dont dispose nos penseurs pour permettre une alternative aux produits importés. Parlant de Smart Africa, dont il est le directeur Exécutif, Dr Touré affirme que c’est l’initiative qui permettra à l’Afrique de rattraper son retard dans le domaine des Nouvelles technologies de l’information et de communication (Ntic).

Pour sa part, malicom.net rappel que la Smart Africa Alliance dont il présidera désormais aux destinés a été créé en 2013 à l’occasion du Transform Africa Summit tenue cette année-là à Kigali au Rwanda. Il naît du constat selon lequel les pays d’Afrique du Nord avaient pris un train d’avance considérable sur ceux d’Afrique subsaharienne en matière de développement des TIC. C’est ainsi que le Burkina Faso, le Gabon, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan du Sud, le Tchad et l’Ouganda ont décidé d’unir leurs efforts autour d’un projet commun de réduction de leur fracture numérique.

Mais socialnetlink.org qui note Smart Africa est créé en 2014 par 11 pays du continent dont le Mali, précise qu’elle est un programme de développement avec des solutions africaines. Il est axé sur cinq piliers : une politique d’accès à la connaissance; les infrastructures; l’E-gouvernement; le secteur privé et le développement durable. Pour le Mali, assure Hamadoun Touré, le concept du E-gouvernement a été retenu. Le projet « vision 2020 » a été élaboré pour la technologie de l’enseignement en ligne. « Ce projet doit permettre de créer un enseignement universel en ligne pour permettre aux chercheurs de mieux partager leur savoir et ainsi permettre la création d’un pôle de recherche dynamiques au mali », conclut Dr Touré.

Moctar FICOU / VivAfrik

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