La Chine, un partenaire crédible pour transformer l’agriculture en Afrique

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L’Afrique a tiré d’énormes avantages en matière de transformation agricole de la Chine à travers la coopération Sud-Sud, a affirmé à Xinhua, citée par notre consœur Lisa de french.china.org.cn, un responsable de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).

Peter Atimka Anaadumba, responsable du programme de coopération Sud-Sud au Bureau régional de la Fao en Afrique, a laissé entendre que la Chine avait démontré au fil des ans d’être un partenaire majeur et crédible pour transformer l’agriculture en Afrique subsaharienne. Il s’est exprimé dans une interview accordée mardi 8 août 2017 lors d’un atelier de cinq jours sur le partage régional des connaissances africaines sur la promotion de la culture efficace du riz à Elmina, à environ 158 km à l’ouest d’Accra, capitale du Ghana. « La Chine est un acteur majeur en ce qui concerne la coopération Sud-Sud en Afrique. C’est un partenaire majeur de la Fao. Lorsque vous regardez la région d’Afrique, la Chine a accordé une subvention à la Fao en 2009 d’environ 30 millions de dollars et récemment 50 millions de dollars. Ces 80 millions de dollars sont disponibles pour soutenir les pays d’Afrique subsaharienne à recevoir une expertise technique en provenance de la Chine », a-t-il expliqué.

Il a salué la Chine pour ce soutien qui avait généré de grands dividendes dans les pays africains bénéficiaires où la production agricole est en hausse. « La Chine, par exemple, a travaillé au Liberia. Actuellement, la production de riz au Liberia s’élève à environ sept millions de tonnes. Nous avons déployé environ 500 experts. Nous avons développé des porcheries au Liberia à travers des innovations en matière d’insémination de la Chine », a ajouté M. Anaadumba. « Donc, grâce à la coopération Sud-Sud, il y a eu d’énormes investissements du secteur privé chinois. Presque 200 millions de dollars investis en Ouganda seul ». M. Anaadumba a révélé qu’en Ouganda, la production de riz était en hausse, avec la Chine partageant ses compétences et développant et également l’aquaculture et la production de pommes.

Il a décrit l’assistance que l’Afrique avait reçue de la Chine dans le cadre du programme de développement agricole de la Coopération Sud-Sud dirigé par la Fao comme un élément clé du développement des économies sur le continent. « Lorsque vous allez en Tanzanie, nous avons la coopération Sud-Sud, il y a un centre d’excellence dans la région de Morogoro, construit par la Chine. Ce centre offre une formation à la jeunesse. C’est comme un centre d’incubation où les gens viennent apprendre comment gérer les cultures, le budget des cultures, la gestion de l’eau, le bétail, la volaille, etc. ». « La Chine contribue également en envoyant des experts techniques en Afrique pour fournir un soutien dans de nombreux domaines du secteur agricole. Ils fournissent également un renforcement des capacités. Le nombre de formation que la Chine fournit à l’Afrique subsaharienne par un an est incroyable », a-t-il noté.

L’atelier régional organisé dans la ville côtière d’Elmina, près de Cape Coast, a attiré 48 participants de dix pays à l’intérieur et à l’extérieur du continent africain. Le thème de cette année est « L’échange de connaissances sur la promotion des pratiques efficaces de culture du riz et les chaînes de valeur en Afrique subsaharienne à travers la coopération Sud-Sud ». Bukar Tijani, directeur général adjoint et représentant régional de la Fao pour la région africaine, qui a ouvert l’atelier, a noté qu’à travers la coopération Sud-Sud, la FAO facilite le transfert de connaissances dans la production agricole entre la Chine et les pays africains. « Permettez-moi de reconnaître le partenariat de la FAO avec la Chine. Ce partenariat est très solide. Elle (Chine) est l’un des principaux pays ayant un partenariat de coopération Sud-Sud », a-t-il indiqué à Xinhua.

Moctar FICOU / VivAfrik

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