Le Congo vise l’amélioration et la promotion des données météorologiques fiables

0

Les acteurs qui se sont réunis les 22 et 23 août 2017 à Kintelé, à la faveur de l’atelier de concertation sur la mise en place du cadre national sur les services climatiques en ont posé un diagnostic des prestations et informations climatologiques au Congo.

Animé par le Dr Dieudonné Pascal Alda Yaka, expert à l’Organisation météorologique mondiale (Omm) en climat, cet atelier visait, entre autres, l’amélioration et la promotion des services et informations climatologiques dans les prochaines années et décennies. « Les objectifs et but de ce cadre mondial ne seront atteints que grâce à l’introduction de cadres nationaux et régionaux pour les services climatiques. Cette rencontre constitue un pas décisif dans notre volonté d’atteindre les objectifs de la conférence de Genève », précisait à adiac-congo.com le directeur de la météorologie, Alphonse Kanga à l’ouverture.

Une menace inquiétante pour l’Afrique subsaharienne

Le Dr Dieudonné Pascal Alda Yaka a rappelé que les catastrophes climatiques ont touché environ 262 millions de personnes dont 98% vivant dans les pays en développement entre 2000 et 2004. Les modèles d’impact du changement climatique prévoient que certaines régions céréalières perdront une partie de leurs superficies agricoles. Si l’Afrique du nord et l’Afrique australe seront les plus durement frappées, l’Afrique subsaharienne pourrait, a-t-il prévenu, connaître des pertes de production céréalière allant jusqu’à 33% d’ici 2060. Le Cadre mondial pour les services climatiques qui est un ensemble d’accords internationaux est né pour faire face à cette menace.

Pour nos confrères du journal congo-brazzaville.niooz.fr qui reprend adiac-congo.com, le directeur du cabinet du ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Hilaire Séraphin Okoko, a rappelé que les services climatologiques étaient essentiels pour l’adaptation à la variabilité et à l’évolution du climat. Ils participent, de ce fait, à la consolidation de la production, l’accessibilité, la fourniture et l’application de prestations ainsi que de prévisions à base scientifique. Selon lui, le cadre national des services climatiques contribuera inévitablement à réorienter les politiques, engager des investissements conséquents et à mettre en place des systèmes intégrés et durables de surveillances et de collectes des données. Le but étant d’améliorer et de partager les connaissances sur le climat ainsi que les stratégies et les mesures d’adaptation connexes. Ainsi quatre secteurs prioritaires ont été ciblés. Il s’agit notamment de l’agriculture, la santé, la prévention des catastrophes et l’eau. « Ce cadre doit également servir à renforcer le flux d’informations climatologiques vers tous les secteurs de la société pour que les décisions à prendre soient prises sur la base des données scientifiques les plus fiables possibles. Il amènera sans nul doute à remédier aux insuffisances des services météorologiques », a indiqué Hilaire Séraphin Okoko qui a présidé la cérémonie d’ouverture.

« Votre diagnostic a conclu à la nécessaire émergence d’une approche nouvelle »

Une fois mis en place, ce cadre devrait, enfin, fournir une plateforme permanente de dialogue entre les fournisseurs d’informations climatologiques à savoir les services météorologiques et hydrologiques et les utilisateurs, œuvrant dans les quatre secteurs retenus. Clôturant les travaux, le directeur général adjoint de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), Marcellus Boniface Bongho, est revenu sur les conclusions de cette rencontre. Les échanges ont permis, a-t-il reconnu, de mieux cerner la problématique des services climatologiques dans le pays, de définir les axes d’une politique conséquente et de surtout de préconiser à court, moyen et long terme pour sa mise en œuvre. « Répertoriant les atouts, les contraintes et les faiblesses du système actuel, votre diagnostic a conclu à la nécessaire émergence d’une approche nouvelle plus dynamique et surtout mieux adaptée aux contextes actuels aux plans politique, technologique, social, culturel et éthique », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité et l’urgence de mettre en place un cadre national des services climatologiques au Congo.

Notons que les participants (producteurs et utilisateurs) s’étaient rassemblés en cinq groupes.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire