Quand LHAFI et l’IFAW s’unissent pour protéger les espèces menacées

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Le Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw) et le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (Hceflcd) annoncent un partenariat visant à renforcer la protection de la faune sauvage et de ses habitats.

Le Maroc intensifie ses efforts pour protéger ses habitats naturels et sa diversité sauvage, pour faire face à la menace que représente le commerce illicite de la faune sauvage qui a souvent un impact dévastateur sur les ressources naturelles, le patrimoine culturel et même la sécurité de nombreux pays et régions du monde a indiqué lematin.ma. De l’avis de nos confrères du journal levert.ma qui confirment cette information, le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (Hceflcd) et le Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw) ont signé, le 24 août à Rabat, une convention de partenariat. Objectif : établir un cadre de partenariat et de coopération dans le domaine de la conservation de la biodiversité, en général, et de la protection de la faune sauvage menacée d’extinction, en particulier. Ce partenariat vise également à intensifier les efforts visant notamment la préservation des singes magots. Cette espèce, dénommée aussi macaque de Barbarie, est le seul macaque vivant sur le continent africain à l’état sauvage dans les forêts du Maroc et d’Algérie. Menacée de disparition, elle est actuellement classée comme espèce en danger. «Cet accord vise à soutenir la Stratégie nationale pour la protection de la nature et tout particulièrement des espèces de faune et de flore en voie de disparition. Cette stratégie a débuté dans les années 1990, notamment à travers la création de plusieurs réserves naturelles, la réhabilitation des espèces en voie de disparition, ainsi que par le renforcement de la législation nationale», a souligné Abdeladim Lhafi, haut-commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification. L’accord représente ainsi une opportunité qui permettra la mise en œuvre de nouvelles initiatives visant à renforcer la lutte contre le braconnage, à démanteler les itinéraires utilisés par les trafiquants d’animaux sauvages et à faciliter le sauvetage et la réhabilitation des animaux sauvages confisqués, notamment sous l’égide du projet «Born to be Wild», en cours de discussion entre les deux parties.

En vertu de cet accord, les deux parties s’engagent à utiliser leurs ressources humaines et financières pour assurer la conservation de la biodiversité et des espèces en voie de disparition à travers la conservation des ressources naturelles, la rationalisation de leur utilisation, le soutien au développement local, le sauvetage et la réhabilitation des espèces de faune sauvage menacées d’extinction et leur réintroduction dans le milieu naturel. Sans oublier la lutte contre le commerce illicite de ces espèces. Les deux parties ont convenu également de développer les capacités des ressources humaines à travers les sessions de formation dans plusieurs domaines afférents (l’application des lois nationales et internationales, la manière de se comporter avec les animaux vivants, etc.), la sensibilisation à la nécessité de protéger les animaux et les lieux de leur vie ainsi que l’échange des informations et des expériences dans ces domaines. «Cette convention est une étape complémentaire dans la politique nationale en matière de lutte contre la perte de la biodiversité», déclare Abdeladim Lhafi.

Moctar FICOU / VivAfrik

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