Sécurité alimentaire : le SECNSA classe six départements sénégalais dans la zone rouge

0

Plus de 42.000 ménages des départements de Matam, Kanel, Goudiry, Tambacounda, Bambey et Malem Hodar se trouvent dans « la zone rouge » du tableau de l’insécurité alimentaire au Sénégal, a annoncé lundi à Thiès le secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (Secnsa), Jean Pierre Senghor.

« Il y a six départements (Matam, Kanel, Goudiry, Tambacouda, Bambey et Malem Hodar) rouges sur lesquels nous allons davantage nous concentrer pour éviter que les populations se retrouvent dans des conditions difficiles », a-t-il dit. « Le travail qui a été fait jusqu’à présent a permis d’identifier près de 42000 ménages en difficulté », a expliqué M. Senghor, à l’ouverture d’un atelier de renforcement de capacité sur l’analyse de la sécurité alimentaire, à l’attention des points focaux du système national d’alerte précoce.

Si l’on se fie à l’APS, cette rencontre de 5 jours, financée par le Programme alimentaire mondial (Pam) devrait permettre aux points focaux de s’entendre sur « les principes de base » mais aussi de disposer de « données fiables » dans ce domaine. Selon Jean Pierre Senghor, cette situation de vulnérabilité est certes inquiétante mais ne concerne « pas un million de personnes, ce n’est pas deux millions de personnes. C’est pour dire que la situation est maitrisable et nous voulons aller beaucoup plus vite pour qu’on arrive à un taux zéro risque ». Pour ce faire, le secrétaire exécutif national du Conseil national de la sécurité alimentaire Secnsa a invité à « une synergie d’actions » de tous les acteurs concernés par cette question. « Il est important que nous mettions en chantier de nouveaux concepts à savoir les +nouveaux terroirs résilients+. Au lieu de toujours rester à attendre que nous subissions les chocs, il faut préparer les terroirs à pouvoir être capables de résister et faire mieux que résister », a-t-il dit.

Ases yeux, cela demande « en amont une stratégie qui nous aide à nous doter d’une carapace de ces chocs » à venir, lesquels seront d’ordre climatiques, économiques et sociaux. A en croire le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, le Sénégal dispose des ressources nécessaires pour faire face à cette situation et faire en sorte que la sécurité alimentaire « soit une réalité avant l’horizon 2030 ».

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here