Le projet Victoire sur la Malnutrition (VIM) au Burkina Faso

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Le Sanmatenga est une des 45 provinces du Burkina Faso, située dans la région du Centre-Nord. Les derniers recensements donnent un chiffre de 464.032 habitants, soit une densité de 50 habitants au Kilomètre carré. Selon l’annuaire statistique du centre-nord établi par l’institut national de la statistique et de la démographie,  l’espérance de vie à la naissance dans cette zone est de 54,2 ans contre 56,7 pour la moyenne nationale. Le quotient de mortalité infantile est de 64% et le quotient de mortalité juvénile est de 55%. L’indice de pauvreté est de 39,1%. Le taux brut de scolarisation au primaire est 71,3%, précise Sayouba Traoré dans un article diffusé sur les ondes de rfi.fr le dimanche 10 septembre 2017.

Sur le plan sanitaire, le Sanmatenga compte 1 centre hospitalier, 63 Centres de santé et de promotion sociale ou (Csps), 1 Centre médical avec antenne chirurgicale ou (Cma), 4 dispensaires et 4 formations sanitaires privées. Enfin, il faut noter que plus de 80% des familles rurales de la région centre nord du Burkina Faso dépendent de l’agriculture. Leur sécurité alimentaire est menacée par des pratiques agropastorales inadéquates et la flambée des prix des produits alimentaires. Dans les provinces du Bam, du Sanmatenga et du Namantenga, les enfants et les mères souffrent de malnutrition modérée voire sévère, en raison d’un manque significatif de ressources monétaires. Et c’est pour lutter contre ces mauvaises conditions de vie que le projet Victoire sur la malnutrition (Vim) intervient dans les villages depuis 2011. Ce programme est financé par l’agence des Etats unis pour le développement international ou USAID. Il s’agit de s’appuyer sur les potentialités endogènes qui existent pour faciliter l’appropriation des activités par les populations et d’assurer ainsi leur durabilité. Car comme dans tout le sahel, la production agricole constitue l’essentiel des économies familiales.

Un autre volet de l’action du projet Vim concerne le secteur de l’élevage. Traditionnellement, l’aviculture était de type extensif, c’est-à-dire sans réelle valeur ajoutée. Là, il s’agit d’introduire et de vulgariser un nouveau type d’élevage de volaille locale, qui requiert des coqs raceurs, des couveuses, d’un abreuvoir et bien d’autres équipements.

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