Journée internationale de la protection de la couche d’ozone : le Maroc s’interroge sur le rôle des intervenants

0

La journée internationale de la protection de la couche d’ozone, célébrée le 16 septembre de chaque année, est une occasion de souligner au Maroc comme ailleurs, l’importance de la conjugaison des efforts des différents intervenants pour sa préservation efficace et efficiente.

Placée cette année sous le thème « prendre soin de toute forme de vie sous le soleil », cette journée interpelle la communauté internationale à protéger la couche d’ozone par une gestion concertée et partagée des substances qui l’appauvrissent, notamment les gaz à effet de serre; les hydrofluorocarbones (Hfc). L’ozone, explique mapexpress.ma, qui constitue une partie minime de l’atmosphère terrestre, est vitale pour le bien-être des Hommes. Elle se trouve en altitude, dans l’atmosphère, entre 10 et 40 kilomètres au-dessus de la surface de la terre. Cette région est appelée stratosphère et représente environ 90% de toute l’ozone contenue dans l’atmosphère. L’ozone, qui se trouve dans la stratosphère, absorbe certaines radiations d’ultraviolets du soleil pouvant être nocives pour la santé. A la suite de la dégradation de la couche d’ozone vers les années 80, la communauté internationale s’est mobilisée pour faire face à cette menace environnementale et a permis l’adhésion du public au protocole de Montréal, signé en 1987.

Au niveau international, cet accord a permis d’enrayer la destruction de la couche d’ozone qui protège la terre du rayonnement des ultraviolets, via la réglementation et l’interdiction des substances nuisibles à la couche d’ozone (Sao). Salué comme un exemple exceptionnel de coopération internationale pour la protection de l’environnement, le protocole de Montréal est devenu en 2010 le premier traité international à obtenir une ratification universelle. Par voie de conséquence, le nombre de cancers de la peau évités se chiffre à environ 2 millions à l’horizon 2030, selon les estimations des scientifiques. Pour ce qui est de l’Union européenne (Ue), elle s’est dotée d’outils juridiques, notamment le règlement européen (1005/2009), visant à transposer le protocole de Montréal en droit européen, tout en fixant des objectifs plus ambitieux de réduction ou d’interdiction de certains gaz destructeurs de la couche d’ozone, le bromure de méthyle par exemple.

Sur le plan national, le Maroc est devenu, depuis janvier 2014, partenaire principal dans la coalition pour le climat et l’air pur (Ccac). C’est une initiative internationale volontaire cherchant à concentrer les efforts technologiques et financiers sur la réduction des polluants atmosphériques de courte durée de vie, à savoir le carbone noir (suie), l’ozone troposphérique, le méthane et certains Hfc.

Ainsi, le Royaume s’engage dans toutes les actions visant la réduction des polluants climatiques de courte durée de vie (carbone noir, méthane et les Hfc) qui représentent à la fois un défi collectif de santé publique et une menace environnementale.

Grâce aux efforts conjugués de la communauté internationale, la couche d’ozone est en voie de rétablissement et devrait se reconstituer dans les années à venir. Par ailleurs, le protocole de Montréal a sensiblement contribué à atténuer les retombées des changements climatiques et permettrait d’éviter jusqu’à 0,5 °C de réchauffement climatique d’ici la fin du siècle.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here