Le Maroc a pris part, du 3 au 5 octobre à Brazzaville, à la conférence des ministres de l’Environnement et des Finances de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat pour le Bassin du Congo.
Le Bassin du Gongo, l’une des plus importantes réserves biologiques de la planète, a fait l’objet d’une conférence des ministres de l’Environnement et des Finances de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale à laquelle a pris part le marocain Nezha El Ouafi, secrétaire d’État chargée du développement durable. «Pour concilier et préserver les impératifs du développement durable et ceux de la protection de la forêt, une coopération régionale et internationale a été mise en place», indique le Centre d’études stratégiques du Bassin du Congo. Cependant, cette réserve naturelle de 3,7 millions de km², partagés par neuf pays, n’échappe pas au réchauffement climatique, même si la déforestation y est moindre que celle dont est victime l’Amazonie.
D’après la Commission des forêts d’Afrique centrale, la forte hétérogénéité spatiotemporelle traduit la complexité du climat du Bassin du Congo et la multitude des facteurs qui l’influencent. En revanche, la Commission conclut dans une étude que les projections de changement de pluviosité ne vont pas vers une pénurie généralisée d’eau dans la région. Néanmoins, certaines périodes de sécheresse prolongée pourraient survenir à l’avenir. Ce qui est déjà le cas du Lac Tchad dont la superficie est passée de 24.000 km² en 1955 à 2.000 en 1975.Pour la préservation de cette espace, dont la valeur potentielle de ses forêts pour le stockage du carbone est supérieure aux revenus générés par l’exploitation industrielle, un Fonds bleu pour le Bassin du Congo a été présenté à Marrakech lors de la COP 22 de Marrakech en novembre 2016. Ce Fonds sera alimenté sur la base de subventions de 100 millions d’euros, renouvelables chaque année. Aussi, la conférence de Brazzaville, du 3 au 5 octobre, s’inscrit dans le cadre des activités préparatoires à la participation des États de l’Afrique centrale et de l’Est à la COP 23 et pour l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo de l’Union africaine, présidée par le Chef de l’État congolais, Denis Sassou Nguesso.
Moctar FICOU / VivAfrik
Source : lematin.ma


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