L’IRES: « Energie-climat, deux questions stratégiques interdépendantes, le Maroc en a bien conscience »

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Quelques jours avant le lancement des travaux de la conférence de l’ONU sur le climat à Bonn (COP23, 6-17 novembre 2017), l’Institut Royal des Etudes stratégiques (Ires) avait rendu public un important document sur le climat dans sa relation avec l’énergie renouvelable intitulé «Energie-climat : deux questions stratégiques interdépendantes, le Maroc en a bien conscience».

Dans ce document de 17 pages, renseigne lematin.ma, l’Ires souligne que l’Afrique est le continent le plus menacé par le changement climatique sans y avoir contribué. Son problème se pose plus en termes d’adaptation au changement climatique qu’en termes d’atténuation, précise-t-il. En ce qui concerne la situation au Maroc, le document parle d’un climat caractérisé par la montée de l’aridité. Il soutient que le changement climatique a de multiples répercussions sur le Maroc. Il cite l’augmentation des températures moyennes annuelles de 0,16°C, par décennie depuis les années 1960. Il fait cas aussi de la diminution des pluies de printemps de plus de 40% et l’accroissement de la durée maximale des périodes sèches de 15 jours, l’intensification des phénomènes extrêmes, tels que les orages, les averses, les vagues de chaleur et de froid et des sécheresses sévères et fréquentes ces dernières décennies…

Il fait cas également des perspectives attendues d’ici 2050. Perspectives marquées par l’augmentation de la température (élévation, à l’horizon 2100, de la température de +1°C selon les régions à +6°C par rapport à la période de référence 1960-1990), les précipitations en baisse d’environ 20% à 50%, en moyenne, d’ici la fin du siècle. Il est attendu également une élévation du niveau des mers marocaines pouvant entrainer, d’ici 2050, la submersion des côtes basses, une érosion côtière qui pourrait emporter près de la moitié de la superficie des plages (72% à l’horizon 2100), la salinisation des estuaires ainsi que des transformations biogéochimiques. En ce qui concerne la hausse des températures dans les zones oasiennes, elles seront de l’ordre de 1 à 2,2°C, avec une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur estivales (de 15 à 25 jours par an).

Un prix à payer alors que le Maroc est un pays faiblement émetteur de gaz à effet de serre (0.17% des émissions mondiales), souligne l’Ires. De même, les énergies renouvelables, qui représentent actuellement près de 5% du mix énergétique national, verront leur part porter à 14,2% à l’horizon 2025 : 7,2% pour l’énergie éolienne, 5,7% pour l’énergie solaire et 1,3% pour l’hydraulique.

Moctar FICOU / VivAfrik

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