Malgré les averses, les quatre barrages de la wilaya (Algérie) remplis à 35 %

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En dépit des averses qui se sont abattues sur la wilaya de Skikda la semaine dernière, l’impact direct de remplissage des quatre barrages de la localité n’a pas été conséquent. Selon un cadre des services hydrauliques de la wilaya, le niveau de remplissage de ces barrages, d’une capacité de stockage de 317 millions de mètres cubes, n’est encore qu’à une moyenne globale ne dépassant pas les  35 %.

Dans sa tentative d’expliquer cette situation, notre source affirme qu’une partie des eaux est absorbée par une terre asséchée, suite à une grande période de canicule, à défaut d’aller inonder les zones urbaines en mal d’aménagement. Ajoutant que la quantité d’eau retenue par les barrages reste insuffisante pour atténuer d’éventuels risques sur le potentiel hydrique énorme de la wilaya. Seulement ce taux global ne reflète pas équitablement la situation des quatre barrages, dont trois, ceux de Bekkouche, Guénitra et des Zardezas, ne sont qu’à une moyenne de 28 %  de remplissage, très loin derrière le barrage de Béni Zid qui, lui, est à un taux avoisinant les 90 %. Le barrage de Béni Zid, dans le massif de Collo, et dont la capacité est de 40 millions de mètres cubes, semble profiter de la pluviosité abondante, qui caractérise cette région et de la présence aussi d’un nombre important de cours d’eau. Le barrage le moins nanti reste, comme chaque année presque, celui des Zardezas, au sud-est d’El Harrouche. Les deux autres barrages de la wilaya, celui de Zit Emba, dans la commune de Bekkouche Lakhdar, au sud-est de Skikda, et celui de Guénitra, dans la commune d’Oum Toub, au sud-ouest, enregistrent, eux aussi, un certain manque, comparativement à leur potentiel de stockage. Le barrage de Zit Emba est une véritable «bouffée d’oxygène» pour le périmètre d’irrigation portant le nom du barrage. L’alimentation en eau potable des barrages des communes de Azzaba, Djendel, Aïn Cherchar et Essebt, dont la capacité est de 120 millions de m3, n’est cependant qu’à un taux de 36%  de remplissage. Même topo pour le barrage de Guénitra, d’une capacité de 125 millions de m3 et dont le volume de remplissage enregistré à ce jour ne dépasse pas encore les 35 %.

Cependant, ces taux de remplissage, qui paraissent plus ou moins dérisoires, sont salutaires, vu la sécheresse qui a frappé la région au cours des dernières années.

Moctar FICOU / VivAfrik

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