Une hausse de recettes prévisionnelles notée au Swaziland

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L’Autorité fiscale du Swaziland a enregistré une hausse de 20,75 millions de dollars du montant prévisionnel attendu en 2017, dépassant l’objectif fixé par les autorités. Selon, Martin Dlamini, ministre swazilandais des Finances, le trésor public a perçu une taxe supplémentaire au-dessus de sa capacité annuelle attendue de 692 millions de dollars.

Si l’on se fie à APA qui a rapporté vendredi 22 décembre 2017 la déclaration du ministre, l’augmentation des vérifications effectuées par l’Autorité fiscale du Swaziland (Rsa) avait permis de percevoir une taxe supplémentaire par rapport à sa cible annuelle qui était d’environ 692 millions de dollars. Selon Dlamini, malgré la baisse des recettes, la qualité de travail de la Sra a permis d’avoir un rapport positif, car les estimations préliminaires prévoient que le déficit budgétaire pour l’exercice 2017-18 resterait inchangé à 8,1% du Produit intérieur brut (Pib).

En dépit de cette hausse, des perspectives négatives pour 2018 attendent le Swaziland. D’après les analyses de la Banque africaine de développement (Bad), la croissance économique ne devrait pas enregistrer de bons chiffres pour 2017 et 2018, alors qu’elle a déjà affiché un recul de 0,6% en 2016 contre 1,7% en 2015, principalement en raison d’une grave sécheresse et des pressions budgétaires. «Ce ralentissement reflète un effondrement du secteur primaire imputable à un recul de la production agricole résultant d’une sécheresse provoquée par le phénomène El Niño. Les rendements des cultures pluviales, en particulier le maïs et le coton, et des cultures irriguées, principalement la canne à sucre, ont considérablement baissé», relève la Bad dans ses perspectives économiques en Afrique.

Selon le document, une forte diminution des recettes provenant de l’Union douanière de l’Afrique australe constitue un poids évident sur le budget et la politique budgétaire expansionniste a accentué l’impact négatif de ces chocs. «On prévoit pour 2017 et 2018 une lente reprise, avec une croissance qui restera contenue à 1,4 % et 2,3 % respectivement, sur la base d’une amélioration des rendements agricoles due à des conditions météorologiques plus clémentes, notamment à des pluies normales ou supérieures à la normale pendant la saison des semis de la campagne 2016/17».

Moctar FICOU / VivAfrik

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