Coupe du bois au Sénégal : AKAMAN’PA appelle au respect des lois

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L’Association Kayitt Manjackù des Parcelles Assainies (Akaman’Pa) a invité la population sénégalaise en général et celle casamançaise en particulier à respecter scrupuleusement l’interdiction de coupe du bois dans les forêts du Sud du Sénégal, officialisée par l’arrêté du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

« La tuerie de Boffa découle de l’exploitation forestière. La Casamance a tant souffert et assistée d’une manière impuissante au pillage de ses ressources naturelles », se désole Boubacar Ndiaye, vice-président de Kadjir Manjackù lors d’une marche pour une paix durable et définitive en Casamance le 28 janvier 2018 aux Parcelles Assainies, dans la banlieue de Dakar et initiée par l’Association Kayitt Manjackù des Parcelles Assainies (Akaman’Pa). Félicitant le maire Moussa Sy d’avoir mis à la disposition des marcheurs des moyens nécessaires, il renchérit « nous sommes au courant que certains ne sont pas prêts à respecter l’interdiction de coupe du bois. Sur point précis, nous appelons au respect strict de l’arrêté du ministère de l’Environnement et du Développement durable. Nous saisissons cette occasion qui nous est offerte pour saluer la validation du nouveau code forestier qui attend son passage à l’Assemblée nationale pour son adoption », a laissé entendre Boubacar Ndiaye visiblement dépassé par tournure des faits.

Luis emboitant le pas, Faye Lélou, un des conseillers de Akaman’Pa cache mal son amertume. Selon M. Lélou, c’est le monde paysan qui paye le plus lourd tribut. « Les agriculteurs sont les plus exposés. Cette situation de ni paix ni guerre les contraint d’abandonner leur champ. Du coup, ils peinent à assurer les trois repas quotidiens et le taux de scolarité de leurs enfants baisse sensiblement. Pire, ils sont à la merci de toutes sortes de maladies », s’inquiète Faye Lélou. Qui se réjoui de « la décision du chef de l’Etat Macky Sall de suspendre toutes les procédures d’octroi d’autorisations de coupe du bois jusqu’à nouvel ordre ».

Venu représenter le Maire des Parcelles Assainies, Moussa Sy, André Gomis a pour sa part, rassurer que cette interdiction ne souffre d’aucune contestation. Avant de mettre en gardes les éventuels contrevenants. « Toute société est régie par des règles et lois. Dans le cas de l’exploitation des forêts en Casamance, les forces de défense et de sécurité veilleront au grain ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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