Les fermiers blancs privés de leurs terres au Zimbabwe

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C’est une décision amère pour les fermiers blancs qui ont été dépossédés de leurs terres dans les années 2000. En effet, le président de la République zimbabwéenne, Emmerson Mnangagwa a informés que les terres retirées aux fermiers blancs à cette époque, dans le cadre de la réforme agraire initiée par son prédécesseur Robert Mugabe, ne leur seront pas retournées, contredisant la presse locale qui annonçait que Mnangagwa prenait à contre-pied cette réforme encore très controversée à ce jour.

Mnangagwa poursuit la réforme agraire de Mugabe

La réforme agraire initiée par Robert Mugabe dans les années 2000, ne sera pas remise en cause par son successeur, Emmerson Mnangagwa. En substance, les terres retirées aux fermiers blancs à l’époque ne leur seront pas rendues. L’information vient du nouvel homme fort du pays lui-même qui s’est exprimé ce samedi 10 février 2018 sur cet épineux dossier. « Il y a des journalistes qui écrivent que le nouveau régime veut que les fermes soient retournées aux blancs, cela ne se produira pas », a précisé avec force le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa dans un discours retransmis en direct à la télévision nationale.

A l’en croire, la rétrocession des terres n’est aucunement envisageable, car « la réforme agraire est irréversible », a poursuivi le chef de l’Etat qui confirme ainsi ses propos tenus quatre mois plus tôt, en novembre 2017, lors de son accession au pouvoir, alors qu’il présentait les projets agricoles qu’allait entamer l’Exécutif.

Cette sortie d’Emmerson Mnangagwa, démentant la presse sur un sujet aussi sensible vient semer la confusion dans le pays. Les informations relayées prenaient leur origine de propos tenus en décembre dernier par le ministre de l’Agriculture, Perence Shiri. « Tous ceux qui ont été installés illégalement sur ces terres doivent les quitter », avait déclaré le ministre. Il aurait même précisé que, fin janvier dernier, que la durée de bail des terres devrait s’étendre de 5 à 99 ans. « Si nous voulons atteindre les objectifs fixés par le gouvernement et utiliser l’agriculture comme pilier de l’économie, nous devons garantir une bonne gestion des fermes», avait-il ajouté.

Moctar FICOU / VivAfrik

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