Le Mozambique à l’heure du rationnement de l’eau potable

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Les populations de Maputo, la capitale mozambicaine et de sa banlieue (plus d’un million d’habitants) ont été privées d’eau potable mercredi 14 février 2018 à cause d’une sécheresse persistante qui a contraint les autorités locales à restreindre drastiquement leur approvisionnement.

L’eau du fleuve réservée à l’agriculture et à l’élevage

Dans la tentative de trouver des solutions pour endiguer ce phénomène, le gouvernement a activé un plan d’urgence pour la région. Maputo est la deuxième ville de la région à être gravement affectée par la sécheresse après l’agglomération du Cap. C’est un véritable coup de foudre pour les habitants de la ville de Maputo, de Matola et Boane qui ne reçoivent plus que 40% de leur volume normal d’eau potable, a confirmé Casimiro Abreu, responsable du Centre national de gestion des situations d’urgence. A l’en croire dans un communiqué rendu publique, l’eau du fleuve Umbelezi est réservée en priorité « à l’agriculture et à la production d’électricité ».

Menace de maladies diarrhéiques

Cette décision fait suite à une très forte sécheresse, aggravée par le phénomène météorologique cyclique El Niño qui a secoué ces dernières années l’Afrique australe. De fortes pluies ces derniers mois ont toutefois permis à l’essentiel de la région de refaire des réserves d’eau. Malgré tout la situation reste très reste précaire dans la capitale car le barrage qui approvisionne les 4 millions d’habitants de l’agglomération n’est plein qu’à 19% de sa capacité.

« Selon l’institut météorologique national, les quantités de pluie attendues pour les trois premiers mois de 2018 sont inférieures à la normale », s’est inquiété le responsable. Qui liste les risques éventuels : « les maladies de type diarrhée, comme le choléra, sont probables dans les quartiers où la population s’approvisionne à des sources d’origine douteuse », a prévenu le responsable.

Moctar FICOU / VivAfrik

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