Des « solutions durables » contre l’érosion côtière au Sénégal préconisées

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Le Pr Dah Dieng, a souligné vendredi 30 mars la nécessité de trouver « des solutions alternatives, urgentes et durables » contre l’érosion côtière  au niveau de la Langue de Barbarie, dans la région de Saint-Louis.

D’après l’enseignant-chercheur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), depuis le creusement d’un canal de délestage en 2003, la brèche s’est élargie de 4 mètres à 5,3 kilomètres. Une situation, qui, à son avis, constitue un danger réel pour la suivie dans cette zone fortement touchée par l’érosion côtière provoquée par l’avancée de la mer.

Le professeur de géographie à l’Ugb introduisait une communication sur : « Changement climatique et érosion côtière de Saint-Louis : état des lieux des connaissances et des solutions », à l’occasion d’un forum organisé par la Convention des Saint-louisiens (30 au 31mars 2018). La rencontre présidée par le maire de Saint-Louis, Mansour Faye a enregistré la présence de plusieurs cadres, dignitaires, experts en environnement.

« De grandes inquiétudes planent sur Saint-Louis, dont une partie de l’île, la Langue de Barbarie, l’îlot des oiseaux migratoires sont menacés de disparaître, si des solutions rapides ne sont pas prises afin de d’arrêter le canal de délestage, grâce à une digue de protection », relève l’universitaire.

La proposition de draguer le chenal est un projet de l’OMVS

Selon lui, un problème réel de sécurité des pêcheurs se pose lors de la traversée de cette brèche où « l’on enregistre des centaines d’accidents de navigation chaque année, occasionnant plus de 300 noyés ou disparus entre octobre 2003 et avril 2017 ».

Le spécialiste en environnement, a, dans son exposé, fait état de la disparition de la langue de Barbarie sur plusieurs kilomètres, l’abandon de localités et sites touristiques dont notamment : Doune Baba Dièye, Keur Bernard et plusieurs campements.

Il a évoqué des conséquences avec la salinisation de la nappe et des terres de cultures, une menace permanente de l’avancée de la mer dans les zones d’habitations, la baisse drastique des activités économiques dans le Gandiolais, ainsi que l’émigration des jeunes de cette zone.

L’enseignant-chercheur préconise la mise en place d’un service de dragage, un balisage régulier du chenal pour la sécurisation permanente des pêcheurs.

Il a par ailleurs noté que la proposition de draguer le chenal est un projet de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) pour la navigabilité de ce fleuve, soulignant qu’il suffit tout juste de l’étendre vers le Gandiolé.

Les membres de la convergence des Saint-Louisiens effectuent ce samedi une visite dans les zones affectées par l’érosion côtière (Goxu Mbacc, Ndar Toute, Guet Ndar, Ndiébène Gandiole et à Khar Yalla), ainsi que le site de recasement des sinistrés de l’avancée de la mer.

Moctar FICOU / VivAfrik

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