La coopération belge à la rescousse de la biodiversité

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Depuis cinq ans, la coopération belge au développement intègre la préservation de la biodiversité dans ses programmes. Invités à Bruxelles fin mai 2018, des représentants des pays partenaires ont dressé « un bilan très positif » de cette initiative.

L’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (Irsnb) a organisé un colloque dans le cadre de la clôture de la première phase de cinq ans du programme CEBioS. Celui-ci œuvre à la conservation et la gestion durable de la biodiversité dans les pays partenaires de la coopération belge. Doté d’un budget de 6 millions €, ce partenariat vise d’une part à « renforcer les connaissances et capacités des pays partenaires » et d’autre part à « faire valoir la biodiversité dans les projets des acteurs de la coopération comme l’Agence belge de développement (Enabel) ou les ONG », explique le coordinateur de CEBioS, Luc Janssens de Bisthoven.

Concrètement, CEBioS s’emploie entre autres à former de jeunes chercheurs à la taxonomie (découverte et description de nouvelles espèces) et à améliorer la communication de leurs recherches aux autorités. L’élaboration de lexiques détaillant les habitats, les plantes et les noms locaux dans certaines aires protégées fait également partie de ses missions. Au Bénin, par exemple, « les attentes sont énormes », avance le chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi, Jean-Didier Akpona, présent lors du colloque. « Le défi principal est de développer des modèles qui permettent aux populations de s’épanouir et de s’extraire de la pauvreté, tout en conservant les ressources de la nature ».

À l’heure où la planète est confrontée à la sixième extinction massive d’espèces, causée par les humains d’après la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes), «la biodiversité a plus que jamais besoin de protection», affirme M. Janssens de Bisthoven. « Sur 58% de la surface du globe, elle s’est tellement appauvrie que les services rendus par la nature (comme l’épuration de l’eau, la fertilité des sols, la pollinisation, etc.) ne fonctionnent plus suffisamment ».

Grâce à des résultats probants, et malgré des moyens modestes au regard de l’ampleur des défis, le programme CEBioS doit être reconduit pour les cinq prochaines années.

Moctar FICOU / VivAfrik

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