Energie-Bois : le Cameroun à l’heure de la préservation de l’environnement

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Comment assurer une utilisation appropriée du bois comme source d’énergie tout en tenant compte de la préservation de l’environnement au Cameroun ? Telle est la question qui a suscité un débat les 4 et 5 juillet 2018 à Yaoundé, au siège de l’Assemblée nationale entre le parlement et le gouvernement.

Les discussions qui étaient étendues à plusieurs partenaires au développement du Cameroun, dont la GIZ Pro PFE (Coopération allemande en la matière), ainsi des acteurs de la filière bois, ont permis d’élaborer des voies et moyens à même de mieux organiser le secteur, histoire de garder sain l’environnement. A travers cette initiative, le Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (Repar) vise à intensifier la lutte contre la déforestation, une utilisation réussie du bois comme source d’énergie et la préservation de l’environnement.

Aussi, la problématique bois-énergie, a-t-elle été diagnostiquée sous plusieurs versants, dont le mécanisme de ravitaillement légal, sa place dans la politique énergétique, l’impact sur la forêt, les mesures d’atténuation, la structuration, la pérennisation de la filière. Il s’agit en clair pour le Cameroun, à travers ses instruments y relatifs, de travailler à la réduction de la consommation du bois- énergie et du charbon. Le reboisement fait aussi partie des solutions préconisées par un Repar coordonné par le député Rdpc Jean Jacques Zam, lequel dans son allocution de bienvenue, a indiqué que « le Cameroun dispose d’un écosystème forestier généreux, mais cet immense potentiel fait face à de nombreuses contraintes majeures comme les activités minières, la dégradation progressive des forêts ».

Si l’on se fie aux experts, les instruments dont dispose le Cameroun pour une meilleure gestion de son bois, demeurent très insuffisants. A titre de rappel, le pays est doté d’un programme sectoriel forêt-environnement pour la gestion durable des ressources, d’une stratégie de gestion intégrée et la conservation de l’écosystème. Mécanismes dont le rôle est la préservation du couvert végétal, ainsi que la préservation de l’environnement. Mais seulement, fait-on observer, le degré de déforestation est vertigineux. D’où la sonnette d’alarme tirée et par Hilarion Etong le 1er vice-président de l’Assemblée nationale qui a présidé les travaux, et par l’ambassadeur de République Fédérale d’Allemagne au Cameroun.

Il est important de signaler que 84% des ménages camerounais utilisent le bois-énergie, et que cette situation, est à présent, aggravée par les populations frontalières du Tchad qui viennent déjà acheter du bois de chauffage dans la région de l’Extrême -Nord, et bientôt apprend-on, dans les régions du Nord et de l’Adamaoua. Suffisant pour l’ancien ministre et expert en Droit foncier Abouem à Tchoyi, il faut déjà penser aux énergies renouvelables pour arrêter la saignée.

Moctar VivAfrik

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