L’Afrique capacitée au Bénin sur les défis de la sécurité alimentaire

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Les acteurs agricoles venus de plusieurs pays d’Afrique ont débuté depuis lundi 16 Juillet 2018 à Cotonou au Bénin une importante formation en agriculture. Jusqu’au 27 Juillet prochain, ces acteurs seront outillés par les experts du Centre international pour l’agriculture Biosaline (Icba) sur la recherche de solutions aux défis de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la gestion des ressources en eau dans leurs pays respectifs.

Comment assurer la sécurité alimentaire dans les zones arides du Sahel parce que toutes les terres ne sont pas cultivables ? C’est bien possible. Une formation est destinée à aider les participants dont les pays sont concernés par ce défi. Spécialisé en matière d’agriculture des environnements marginaux, le Centre international d’agriculture Biosaline veut partager le fruit de ses expériences et recherches dans ce secteur.

A l’instar du Bénin, de nombreux pays africains sont confrontés à des défis liés à la qualité de leurs sols et à l’insécurité alimentaire. C’est d’ailleurs la raison de leur présence au Bénin, pour prendre part à cette formation. Au total, environ une vingtaine de pays du continent noir participe à cette formation de renforcement de capacités. En outre, les formateurs ont annoncé qu’ils seront également formés à l’élaboration de projets agricoles sur des terres arides. Ils ont aussi affirmé avoir de nombreux partenaires financiers internationaux, prêts à financer les plus porteurs et les plus bancables.

La formation appuyée par le ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement, de même que le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, porte également sur le renforcement de la sécurité alimentaire dans les zones affectées par le sel en Afrique, par une gestion intégrée des terres, des eaux et des cultures.

La dégradation des ressources en terre et en eau menace de plus en plus la sécurité alimentaire, nutritionnelle et familiale dans de nombreux pays en développement et en particulier, ceux de l’Afrique subsaharienne. Face à cette situation, il est nécessaire de mener une action urgente pour introduire des approches agricoles intégrées dans la région pour réduire la dégradation des terres afin d’améliorer leur fertilité. La création du Centre international pour l’agriculture biosaline dont le siège est à Dubaï s’inscrit dans cette stratégie.

A l’ouverture des travaux du cours de formation sur le renforcement de la sécurité alimentaire dans les zones affectées par le sel en Afrique, par une gestion intégrée des terres, des eaux et des cultures, le coordonnateur du cours, Ghazi al-Jabri, a rappelé les conditions dans lesquelles le centre a été créé avant d’annoncer les objectifs. A l’en croire, le centre a déjà formé plus de 220 personnes et a battu le record dans le renforcement des capacités dans treize pays. La formation de Cotonou, ajoute-t-il, est un petit projet qui permet de faire des échanges et de partage d’expériences.

En Afrique, a souligné le coordonnateur du cours, l’Icba a formé des acteurs du secteur agricole au Sénégal, en Ethiopie, au Ghana et maintenant c’est le tour du Bénin. « Pour cette formation à Cotonou, nous avons accordé des facilités aux organisateurs », a déclaré le directeur adjoint de cabinet du ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Sosthène Gnansounou. Une formation qui, dit-il, s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement du Bénin qui veut faire de l’agriculture un pilier important pour le développement économique du pays.

Pour sa part le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Plan, Bonaventure Koakannou, estime que c’est une formation qui tombe à pic. « Il est recherché des voies et moyens pour pouvoir mieux utiliser le maximum de nos terres », a-t-il souligné. Il se réjouit des formations de ce genre. Car, au cours de ces rencontres, indique-t-il, il y a des échanges d’expériences. C’est pourquoi, il compte sur les experts qui sont à Cotonou pour assurer la formation.

Créé pour trouver des solutions aux défis de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et des ressources en eau, l’Icba est un centre qui a un objectif précis. Il s’agit de faire progresser la sécurité alimentaire dans les environnements salins et marginaux à travers le monde par l’amélioration de la pérennité de la production agricole. C’est un centre qui reçoit l’appui financier de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea).

Moctar FICOU / VivAfrik

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