Mauritanie : les experts se penchent sur le PARIIS

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La commune de Boghé, située dans la région de Brakna, à la frontière avec le Sénégal a accueilli un atelier de lancement officiel du projet régional d’appui à l’initiative d’irrigation au Sahel (Pariis) mardi 17 juillet 2018 en présence du wali du Brakna, du Hakem de la moughataa de Boghé et de plusieurs hauts responsables au ministère de l’Agriculture. Cette rencontre est organisée par le ministère de l’Agriculture en collaboration avec la Banque Mondiale et le Comité Inter- Etats de lutte contre les effets de la sécheresse au Sahel (Cilss).

Lors de son speech, la Ministre de l’Agriculture, Mme Lemina Mint El Kotb Ould Moma, a indiqué que ce projet contribuera aux efforts déployés dans le domaine de la diversification agricole, de l’augmentation de la production et de l’amélioration de compétitivité. Il vient, a-t-elle dit, en exécution des orientations du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz qui accorde un grand intérêt à notre sécurité alimentaire, s’ajoutant ainsi à d’autres importants programmes et projets de développement réalisés par le gouvernement sous la supervision du Premier ministre, M. Yahya Ould Hademine.

A l’en croire, la dimension stratégique du projet s’harmonise avec les priorités du développement dans les domaines de la lutte contre la pauvreté et la malnutrition, la sécurité alimentaire et le développement durable du département de l’agriculture, tout en tenant compte des objectifs stratégiques du développement accéléré et de la prospérité partagée pour la période 2016-2030 et conformément au plan national de développement agricole 2016-2025.

De son côté, Kelima Ouedraogo, venu représenter le secrétaire exécutif du Comité inter-états de lutte contre les effets de la sécheresse au Sahel, a indiqué que le forum de Dakar, tenu en 2013, a constitué le début du processus sur l’irrigation dans la région du Sahel, précisant que la Mauritanie a prouvé, plus d’une fois, son sérieux et sa détermination à développer et à moderniser le secteur agricole et que sa stratégie en la matière a constitué une référence, car étant le premier pays des pays concernés à exécuter son projet relatif à l’appui de l’initiative d’irrigation.

Il a en outre souligné que la Mauritanie a renforcé aujourd’hui cette orientation par l’action sur le terrain après le lancement du projet, ce qui fait d’elle un pays pilote devant jouer un rôle de premier plan dans le développement du projet dans les autres pays concernés.

Lui emboitant le pas, le porte-parole du représentant de la Banque Mondiale en Mauritanie, M. Ibrahima Sall, a indiqué que le financement de ce projet est un don de la Banque Mondiale d’un montant de 25 millions de dollars américains sur une durée de six ans, avant de passer en revue les étapes de préparation du projet et ses objectifs au niveau local et régional.

Il a exprimé la disposition de la Banque Mondiale à accompagner les pays du Sahel, notamment la Mauritanie, dans l’exécution de son processus de développement, émettant le vœu de voir les interventions du projet toucher les couches ciblées estimées dans les zones concernées à environs 10 000 bénéficiaires, à travers le financement de plusieurs activités génératrices de revenus.

Il a enfin insisté sur la nécessité d’une bonne gestion des connaissances et de l’amélioration de l’intégration et de partager ces connaissances entre les différents pays membres du projet.

Ahmed Salem Ould Marrakchi, coordinateur du projet régional d’appui à l’initiative d’irrigation au Sahel en Mauritanie a pour sa part déclaré à l’AMI, en marge de la cérémonie, que ce projet a pour but d’améliorer les compétences des bénéficiaires en matière de développement et de gestion du système d’irrigation et d’augmenter les superficies irriguées grâce à une approche régionale basée sur les analyses dans les pays du Sahel concernés à savoir, outre la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

Ajoutant qu’il cible en particulier les agriculteurs, notamment ceux issus de familles pauvres, portant ainsi le nombre des bénéficiaires à 7031 familles, soulignant que l’enveloppe financière du projet au niveau régional a atteint 171 millions de dollars américains et pour la Mauritanie, le montant est de 25 millions de dollars.

Les wilayas du Trarza, du Brakna, du Gorgol, du Guidimakha, des deux Hodhs, de l’Assaba, du Tagant et de l’Adrar seront les principaux bénéficiaires du projet.

Moctar FICOU / VivAfrik

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