La même chose se répète un peu partout dans le monde sous l’influence du réchauffement climatique et de l’exploitation du sable marin. A long terme, comme à St. Louis du Sénégal ce sont des familles qui perdent leurs maisons et se retrouvent dans la détresse de devoir partir de leur foyer. La mer gagne tellement de terrain qu’en Indonésie, 24 îles ont déjà disparues.

Si vous pensiez que le sable était une ressource infinie alors vous aviez tort. Comme presque toutes les ressources naturelles exploitées par l’homme nous ne lui laissons pas le temps de se régénérer. A ce rythme, nous pourrions faire face à une pénurie de sable qui serait dramatique pour nos société modernes, le sable est un héros invisible qui ne fait pas de bruit.

Puces informatiques, dentifrice et même verre sont fabriqués à partir de sable. Le secteur de la construction serait le premier affecté par une pénurie, afin de réaliser du béton il faut en grande partie du sable. Sans sable, il n’y pas de béton, ni d’urbanisation. La ressource est précieuse, depuis 30 ans la demande de sable a augmenté de 360% avec la Chine comme consommateur principal. Face à une telle demande, l’offre s’organise, des acteurs peu scrupuleux n’hésitent pas à extraire le sable marin illégalement et à le vendre. Les dégâts sur l’environnement se font déjà voir, les plages pillées de leur sable sont défigurées, les animaux sous marins périssent sous la destruction de leur habitat et les plages avancent. De plus l’eau salée s’infiltre plus facilement dans les nappes phréatiques sans l’action “éponge” du sable.

Le Sénégal, comme le Maroc ou d’autres pays asiatiques (Cambodge, Vietnam etc…) ont pris des mesures afin d’arrêter l’extraction de sable, fermeture des exploitations de granulats marins, arrêt des exportations de sable, contrôle accru du littoral etc…. Malheureusement, le sable est une source de revenu non négligeable pour les populations côtières qui continuent l’extraction et la vente. Il est à la portée de tous, une charrette et une pelle suffisent pour devenir marchand de sable. Dans la commune de Malika, malgré l’arrêté ministériel n° 6305 MMITPME-DMG en date du 8 juin 2009  le va et vient des camions de sable ne s’arrête pas.

Il est primordial de réaliser des études préalables sur l’impact de l’extraction avant d’exploiter un gisement. Le fait est que nous avons besoin de ce sable, il faut davantage contrôler ce secteur juteux qui attire la mafia. Il convient aussi de développer des alternatives plus propres au sable, sans cela c’est la survie de l’humanité qui est en jeu.

Pour aller plus loin, découvrez l’infographie complète de Trade Machines qui revient sur la surconsommation de sable et ses enjeux et le documentaire de Denis Delestrac, Le sable : enquête sur une disparition.

 

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