24 milliards $ de la BAD pour révolutionner l’agriculture africaine sur 10 ans

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La Banque africaine de développement (Bad) a engagé près de $ 300 millions pour va développer la nouvelle génération de fermiers commerciaux et d’agribusiness en Afrique entrant dans le cadre de son Initiative Enable Youth pour un coût estimé à 300 millions $, a indiqué dimanche 5 août 2018 le président de la Bad, Akinwumi Adesina, lors de la réunion annuelle de l’Agricultural and Applied Economics Association à Washington DC, aux Etats-Unis. Quelque 1 800 économistes agricoles du monde entier étaient rassemblés.

D’après Akinwumi Adesina, ce montant est insuffisant visiblement car il travaille actuellement de concert avec la Banque mondiale, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra) et la Fondation Bill and Melinda Gates pour mobiliser 1 milliard $ afin de booster ces technologies dans le cadre de la nouvelle initiative Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (Taat, de son sigle anglais). Et sur les 10 prochaines années, dans le cadre de sa stratégie globale Nourrir l’Afrique, c’est un total de 24 milliards $  qui seront investis par la Bad dans la transformation de l’agriculture en Afrique.

« Avec la rapide croissance de l’utilisation de drones, de tracteurs automatisés, d’intelligence artificielle, de robotiques et de block chain, l’agriculture telle qu’on la connait aujourd’hui va changer », a-t-il déclaré. « Il est fort probable que le fermier de demain sera assis chez lui avec des applications sur son ordinateur pour utiliser des drones qui détermineront la taille de sa ferme, gèreront et guideront les applications d’intrants, et avec des moissonneuses sans conducteurs qui ramènent la récolte. »

De Washington, Akinwumi Adesina en a appelé aux universités en Afrique pour adapter leur programme et davantage se focaliser sur l’entrepreneuriat et les technologies agricoles.

Parallèlement, il s’est déclaré convaincu que le développement à travers l’Afrique de zones de transformation de cultures vivrières, à l’instar des parcs industriels qui ont contribué à l’essor de la Chine, changeront la face du continent. Il s’agit de vastes zones en milieu rural, gérées par l’agribusiness et les industries agro-alimentaires, aidées d’une bonne infrastructure et de réglementation et législation adaptées. La Bad a déjà investi dans le développement de zones de transformation de produits agricoles dans un certain nombre de pays dont l’Ethiopie, le Togo, la RD Congo, le Mozambique ; ces prochaines années, il devrait en exister dans 15 pays du continent.

Moctar FICOU / VivAfrik

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