Sénégal : Ndary Diaw se prononce sur les plans d’urbanisme

0

Le commandant Ndary Diaw de l’inspection régionale des eaux et forêts (Iref) de Thiès a soutenu dimanche 5 août 2018 à Sandiara, une commune du département de Mbour (ouest) que le  reboisement et la gestion durable et inclusif des formations végétales doit constituer une réponse à toutes les péjorations liées aux changements climatiques de plus en plus accrus.

« La politique de reboisement et de gestion durable et inclusif des formations végétales doit être au centre des plans d’urbanisme pour pouvoir assurer un développement sans encombre de nos villes et constituer une réponse à toutes les péjorations liées aux changements climatiques de plus en plus accrus », a indiqué M. Diaw.

L’inspection régionale des eaux et forêts s’exprimait lors de la 35ème  journée nationale de l’arbre, qui marque le lancement officiel de l’édition 2018 de la campagne de reboisement qui a été effectué par l’adjointe au gouverneur de Thiès chargée du développement, Ngoné Cissé Camara.

Le Sénégal a choisi pour cette année, comme arbre parrain : le marula « Scerocaryabirrea » communément appelé « Beer » en wolof, ou encore prunier d’Afrique, une espèce jadis très répandue dans sa zone éco-géographique, en Afrique subsaharienne, exceptée la forêt humide, du sud de la Mauritanie au Sénégal allant jusqu’en Ethiopie-Erythrée dans la corne de l’Afrique et au Botswana, en Afrique australe.

« Cette espèce est menacée de disparition sous l’effet de la sécheresse à répétition mais aussi et surtout l’action néfaste de l’homme. Son utilité économique est largement reconnue », précise-t-on.

Sur le plan médicinale, « l’écorce du Beer lutte efficacement contre les infections et autres maladies parasitaires et les racines soignent l’irritation des yeux », a fait savoir le commandant Diaw qui estime que la disparition d’une tel « trésor » serait une catastrophe à éviter par tous les moyens pour la conservation des écosystèmes forestiers et l’intégration de la dimension arbre dans le cadre de vie immédiat.

D’où, selon lui, toute la signification du thème de cette année, « l’arbre en milieu urbain et périurbain », avec comme slogan « Plantons, façonnons les pôles verts de demain ».

« Sujet ne pouvait être plus éloquent au vu des problématiques de pression foncière auxquelles les villes de Thiès et Mbour, ainsi que les agglomérations environnantes sont confrontées », a relevé le commandant Ndary Diaw, ajoutant que le développement urbain de ces villes semble constituer une menace pour les formations forestières alentours ou, autrement dit, l’existence des forêts freinerait le développement des villes.

Et pourtant, l’urbanisation galopante, avec un taux d’accroissement de 43%, n’est pas compatible avec l’existence de forêts urbaines et périurbaines. Bien au contraire, au regard du rôle important que joue l’arbre dans le maintien des équilibres et l’amélioration du cadre de vie.

« Les exemples du Central parc à New-York, du bois de Bologne à Paris, du Zoo de Lunaret à Montpellier ou encore du parc forestier et animalier de Hann à Dakar, témoigne éloquemment de l’harmonie nécessaire à trouver entre le développement urbain inéluctable et l’obligation vitale de maintenir un cadre de vie adéquat, où l’arbre est une solution à beaucoup de problèmes et non source de convoitise et origine de conflits », a déclaré l’officier supérieur des eaux et forêts qui invite ainsi les collectivités territoriales à mieux s’approprier les responsabilités qui leur sont conférées dans le domaine de l’environnement et de la gestion des ressources naturelles en général et du reboisement et de la conservation des sols en particulier.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here