La Côte d’Ivoire a lancé un projet de préservation des forets

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La société Cemoi, dans le cadre du programme Transparence cacao, en partenariat avec Palladium, a lancé mardi 28 août 2018 à Abengourou, située à 210 kilomètres d’Abidjan à l’est de la Côte d’Ivoire, le projet « Partnership for Forest (P4F) » avec pour thème « la préservation des forêts à travers la professionnalisation des producteurs de cacao et leurs organisations ».

Si l’on se fie à la société Cémoi, ce projet agro-forestier vise à réintroduire des arbres autres que le cacaoyer dans et autour des vergers de cacao afin de contribuer à maintenir la biodiversité et à atténuer les changements climatiques. Il envisage, également, à professionnaliser les coopératives de producteurs de cacao pour qu’elles soient plus efficaces, productives et respectueuses de l’environnement.

Financé par le gouvernement Britannique et le conseil du café-cacao, le projet P4F s’étend sur une période deux ans (2018-2020) et couvre trois régions productrices de cacao, notamment, les régions de l’Agnéby-Tiassa, la Mé et l’Indénié-Djuablin. Il vise une population cible de 3000 producteurs de cacao.

Sa mise en œuvre sera assurée par cinq sociétés coopératives opérant dans la zone du projet avec l’appui technique de plusieurs partenaires de la société Cemoi dont Technoserve, Icraf et Ecotierra. Ces cinq sociétés coopératives sont Scoop Bad et Scoops Ka pour la région de l’Agnéby-Tiassa, Ecaaf et Scoopagea pour la région de la Mé et Coopradi pour la région de l’Indénié-Djuablin.

Les initiateurs espèrent qu’au terme des deux années de mise en œuvre de ce projet, 2 500ha de cacao seront réhabilités, 600 planteurs seront transformés en entrepreneurs agricoles, 480 000ha d’arbres seront plantés sur 12 000ha, cinq comités villageois de sensibilisation sur la déforestation et la préservation des forêts seront opérationnels au sein des sociétés coopératives engagées.

Autres résultats attendus, la traçabilité des planteurs, du cacao et de la surface totale des cacaoyères concernés par le projet ainsi que la transparence en matière de gestion et de comptabilité des sociétés coopératives impliquées.

Moctar FICOU / VivAfrik

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