La lutte contre le changement climatique, génératrice de richesses

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Un rapport d’experts internationaux publié mercredi 5 septembre 2018 a indiqué que la lutte contre le changement climatique sera source de croissance et créatrice de richesses en évaluant les gains potentiels, convaincre les États et les entreprises de s’engager plus activement.

En termes clairs, es bénéfices d’un changement de modèle pourraient rapporter 26 000 milliards de dollars (22 400 milliards d’euros) de gains économiques supplémentaires d’ici à 2030 et générer 65 millions d’emplois en plus par rapport à la tendance actuelle, estime la Commission mondiale sur l’économie et le climat.

La lutte contre le changement climatique sera donc source de croissance et créatrice de richesses, selon le rapport d’experts internationaux. La transformation de notre modèle économique vers une économie peu émettrice de CO2 « recèle de nombreuses opportunités », avance le rapport de la Commission mondiale sur l’économie et le climat. Créée en 2013, cette organisation est soutenue par d’anciens dirigeants politiques, des chefs d’entreprises ou encore des économistes.

Grâce à l’émergence de villes moins polluées, le développement d’une énergie propre, d’infrastructures et d’une agriculture plus compatibles avec l’environnement, « nous obtiendrons une productivité plus élevée, des économies et une plus grande inclusion sociale », ajoutent les auteurs du rapport.

« Le rythme de ces transformations n’est pas assez soutenu »

Les Etats pourraient également engranger 2.800 milliards de dollars (2400 milliards d’euros) de recettes par an en 2030 (soit le PIB actuel de l’Inde) en supprimant les subventions aux énergies fossiles d’ici à 2025 et en mettant en place un prix du carbone efficace, entre 40 et 80 dollars la tonne en 2020, alors qu’il est beaucoup plus faible actuellement dans les différents mécanismes mis en place ou envisagés par 70 Etats ou juridictions.

Selon la banque mondiale, dans 75 % des cas, il coûtait « moins de 10 dollars la tonne » en 2017. « Le rythme de ces transformations n’est pas assez soutenu » par rapport à l’enjeu, estiment les auteurs de l’étude, dans la lignée du discours de nombreux scientifiques.

Mais « le rythme de ces transformations n’est pas assez soutenu » par rapport à l’enjeu, estiment les auteurs de l’étude, dans la lignée du discours de nombreux scientifiques.

« Nous sommes à un moment charnière décisif. Les responsables politiques devraient lever le pied du frein et donner un signal clair », affirme l’ancienne ministre des Finances du Nigeria Ngozi Okonjo-Iweala, co-présidente de la Commission mondiale sur l’économie et le climat en présence de l’ancien vice-président de la Banque mondiale Nicholas Stern. « Que nous soyons confrontés aux inégalités économiques, à la polarisation politique ou au changement climatique, c’est la façon dont nous travaillons ensemble qui déterminera notre succès » a déclaré sur Twitter Paul Polman, Président directeur général (Pdg) d’Unilever (multinationale vendant de l’alimentaire, des produits d’hygiène et de nettoyage), co-président de la Commission.

Le rapport défend notamment une accélération des investissements dans les infrastructures durables (réseau d’énergie, de transports, d’eau, bâtiments). A ce titre, les banques multilatérales et de développement doivent multiplier par deux leurs investissements, à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020.

Enfin, les entreprises privées doivent aligner leurs stratégies avec l’impératif climatique et être encore plus encouragées à innover en faveur du climat, à l’image du soutien public qui a permis l’essor des énergies renouvelables ces dernières années.

Moctar FICOU / VivAfrik

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