Vers la construction d’une usine de dessalement de l’eau de mer en Afrique du Sud

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Une start-up française vise à construire une unité de dessalement de l’eau de mer en Afrique du Sud grâce au système de récupération de l’énergie solaire pour faire face à la crise de l’eau notée surtout dans la province du Cap.

Ainsi, 100 mètres cube d’eau dessalée qui seront produits quotidiennement au courant de ce mois octobre 2018. La première centrale de dessalement d’eau de mer fonctionnant à 100% grâce à l’énergie solaire sera érigée dans le village de Witsand sis à 250 kilomètres à l’est de la ville du Cap. Erwin Schwella, professeur à l’université de Stellenbosch (région du Cap occidental), a obtenu l’appui de la municipalité de Hessequa (l’équivalent de nos agglomérations, dont dépend Witsand) pour mener à bien son projet.

Un projet qui a pris forme, officiellement, à l’occasion de la dernière African Utility Week, où la société française Mascara Renewable Water, basée dans l’Eure-et-Loir, et son partenaire Sud-africain Turnkey Water Solution ont annoncé son lancement. Les financements, eux, proviennent conjointement de la Province du Cap et de la France, pour une subvention d’environ 550 000 euros.

Une région asséchée par « El Niño »

Mascara le rappelait dans un billet sur son site internet au printemps : « En fin de saison des pluies, fin février, le niveau d’eau potable consommable des réservoirs de la province était de moins de 30%. »

Le phénomène climatique « El Niño » avait en effet entraîné une forte baisse des précipitations, générant une crise de l’eau qui a touché notamment la partie sud-ouest de l’Afrique du Sud. Ce qui met en danger le fonctionnement des services publics sur place (hôpitaux, écoles, bureaux…). Le projet « revêt ainsi une importance stratégique capitale pour satisfaire les besoins en eau douce de la population locale », indiquait dernièrement Mascar Renewable Water.

La production de l’unité, baptisée Osmosun, de 100 mètres cube d’eau produits par jour, pourra d’ailleurs être augmentée en fonction des besoins immédiats, « par l’intermédiaire d’une alimentation électrique par le réseau local pour une production triplée lors des pics de consommation » qui pourraient survenir en saison touristique haute, précise l’entreprise française.

Osmosun, qui utilise l’énergie solaire photovoltaïque sans batterie, fonctionne par le biais d’un phénomène de diffusion, l’osmose, où des membranes intelligentes équilibrent les variations d’énergie solaire pour alimenter l’usine, le tout sans rejet de CO². Au final, 2,5 kWh d’énergie sont nécessaires pour dessaler un mètre cube d’eau de mer. Une solution déjà mise en place par la société dans d’autres espaces côtiers dans le monde, à Abu Dhabi, par exemple.

Moctar FICOU / VivAfrik

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