Selon la FAO, le secteur de l’élevage peut stimuler le développement durable

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Le secteur de l’élevage peut fortement contribuer au Programme de développement durable à l’horizon 2030, mais des choix importants devront être faits, selon un nouveau rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publié cette semaine.

Selon ce rapport intitulé Elevage mondial : Transformer le secteur de l’élevage grâce aux Objectifs de développement durable, le débat autour de la production animale s’est focalisé jusqu’à présent sur la manière dont le secteur peut produire davantage afin de satisfaire une hausse de la demande pour les produits animaux et de nourrir une population en hausse, tout en réduisant son empreinte environnementale.

Bien qu’il s’agisse d’un objectif valable, le nouveau rapport de la FAO plaide pour une approche plus large et ambitieuse.

Faire coïncider le secteur de l’élevage aux objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies peut entraîner de nombreuses choses positives. Ainsi, cela devrait permettre d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, mais également l’accès à l’énergie, la parité des sexes et la gestion environnementale, sans oublier de contribuer à la paix et à la stabilité.

Le secteur de l’élevage « peut jouer un rôle primordial en matière d’amélioration de la vie de millions de personnes », en fournissant de la nourriture, des emplois, des revenus, des opportunités économiques et en renforçant la résilience, note José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

Des défis à relever par le secteur de l’élevage

Mais le secteur doit relever d’abord un certain nombre de défis. La concurrence au niveau des terres qui servent à produire la nourriture animale contribue à restreindre la disponibilité en ressources nécessaires pour produire de la nourriture pour les humains. En outre, favoriser la compétitivité du secteur grâce à une meilleure concentration des marchés aura probablement pour effet de freiner la capacité des petits producteurs à participer aux marchés.

« Il est également urgent de mettre fin à la mauvaise utilisation d’antimicrobiens dans le cadre de l’élevage animal », a ajouté le Directeur général de la FAO, faisant référence au rôle des antibiotiques face à la hausse des micro-organismes résistants aux antimicrobiens.

L’un des défis majeurs dans les pays en développement est que le secteur de l’élevage est particulièrement fragmenté, avec différents niveaux de productivité du travail au niveau de la transformation et de la production et notamment au sein même de la production, entre les agriculteurs commerciaux et les agriculteurs de subsistance.

Selon le rapport, les politiques devraient donc travailler à améliorer la productivité du travail des petits producteurs et se concentrer sur les activités à haute valeur ajoutée et plus exigeantes en main d’œuvre, afin de libérer les « effets multiplicateurs » du secteur en matière de création d’emplois et de réduction de la pauvreté.

Le rapport met cependant en garde sur le fait qu’une croissance rapide du secteur de l’élevage ne se traduit pas toujours par une réduction rapide de la pauvreté.

Il sera donc nécessaire de mieux comprendre la relation entre la croissance économique et la réduction de la pauvreté, ainsi que les facteurs capables d’améliorer la contribution du secteur aux efforts visant à réduire la pauvreté. Les politiques qui iront dans ce sens devront nécessairement inclure des mesures visant à améliorer l’accès des petits exploitants agricoles et des éleveurs aux ressources productives, à l’information, aux technologies, à la formation, aux biens et aux crédits, afin de renforcer les groupes de producteurs.

Des réformes commerciales, des investissements et une touche d’innovation seront également requis. (FAO)

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