La moitié des nappes phréatiques sont insuffisantes pour la saison

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Les nappes phréatiques françaises sont à un niveau très inquiétant, son un rapport du bureau de recherches géologiques et minières (Brgm).

Une situation inhabituelle pour la saison. Au 1er novembre 2018, plus de la moitié des nappes phréatiques de l’Hexagone était à « un niveau modérément bas à très bas », a indiqué le Bureau de recherches géologiques et minières (Brgm), ce mercredi.

« Un tiers environ des nappes (28 %) affichent un niveau modérément haut à très haut » et « le cinquième restant (21 %) se situe dans la moyenne », selon un communiqué. « Cette situation n’est pas très normale pour cette période d’automne pour laquelle on observe généralement une première incidence de la recharge hivernale », relève le Brgm.

La sécheresse qui frappe l’Europe depuis plusieurs mois aura eu un impact inquiétant sur les nappes phréatiques françaises. Selon un rapport du bureau de recherches géologiques et minières (Brgm), 51% d’entre elles étaient au 1er novembre à « un niveau modérément bas à très bas ».

« Un tiers environ des nappes (28 %) affichent un niveau modérément haut à très haut » et « le cinquième restant (21 %) se situe dans la moyenne », affirme le rapport. Une situation alarmante qui se manifeste particulièrement dans les nappes phréatiques situées dans la plaine d’Alsace, le sud de la Vendée, la plaine du Roussillon et la vallée du Rhône, qui affichent les niveaux les plus bas de France. « Cette situation n’est pas très habituelle pour cette période d’automne puisque septembre et octobre correspondent aux premiers mois de recharge attendue, ce qui n’est pas le cas de manière marquée cette année », explique le rapport.

En cause : la sécheresse qui frappe le territoire depuis le début de l’été. Alors qu’un excès d’eau a été observé au printemps, les épisodes caniculaires de l’été dernier et la faible pluviométrie qui persiste depuis le mois de juin ont contribué à l’assèchement des nappes phréatiques, qui peinent à se remplir normalement. Selon le Brgm, la situation devrait néanmoins évoluer dans le bon sens dans les mois à venir. « Cette situation de reprise de la recharge hivernale est un peu tardive mais elle devrait augurer une amélioration de la situation dans les mois qui viennent ».

« Septembre et octobre correspondent aux premiers mois de recharge attendue ». Les nappes phréatiques ayant des niveaux bas se situent dans la plaine d’Alsace, le sud de la Vendée, la plaine du Roussillon ou encore la vallée du Rhône en amont et en aval de Lyon​, selon le communiqué. « La tendance à la baisse des niveaux est encore très généralisée », poursuit le Brgm.

Moctar FICOU / VivAfrik

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