Énergies renouvelables : le Maroc, leader en Afrique

0

Le Royaume chérifien a porté son dévolu sur le développement des énergies renouvelables au lendemain de la COP 22 de Marrakech. Cette situation illustre la prise de conscience de leur rôle dans la dynamique de développement durable enclenchée au Maroc.  C’est ce qu’a a souligné M. Marouane El Idrissi, président de l’association Moroccan Millennium Leaders (MML), une organisation à but non lucratif, engagée à promouvoir le développement durable et à sensibiliser les parties prenantes.

Le pays s’est engagé dans une politique forte de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, et entend revoir la composition de son mix électrique et de promouvoir l’ensemble des énergies décarbonées à horizon 2030.

« Aujourd’hui, Sa Majesté le Roi veille au suivi des chantiers relatifs aux énergies renouvelables, ce qui démontre et réaffirme la volonté du Maroc, sous la conduite éclairée du Souverain, de s’engager davantage pour la promotion de ce secteur névralgique pour l’économie nationale », a-t-il confié en marge de la première édition de la Global Energy School (GES) qui a pris fin dimanche 2 décembre 2018 à Essaouira.

À la différence d’autres pays du continent africain, le Maroc affiche un taux d’électrification de 100%. Et avec ses 3 500 km de zones côtières, il abrite d’importants gisements d’énergies renouvelables. On estime son rayonnement solaire moyen à 5 kWh/m2 par jour et son potentiel éolien à plus de 6 000 MW. En septembre 2017, Marrakech a inauguré sa première flotte de bus 100 % électriques d’Afrique.

Ainsi, après avoir souligné la pertinence de la stratégie du mix énergétique qui dès 2009 avait donné une vision sur le secteur énergétique au Maroc, M. El Idrissi a passé en revue une série de projets titanesques réalisés actuellement par le Royaume dans le domaine des énergies alternatives.

« Tout cela vient réaffirmer l’engagement du Maroc en faveur de la promotion des énergies renouvelables. Le Souverain suit de près tous ces chantiers et ne cesse d’appeler le gouvernement, l’ensemble des institutions ainsi que les citoyens en vue de s’inscrire dans cette dynamique des énergies renouvelables, un pilier majeur du développement durable », a dit M. El Idrissi.

« Dans le domaine de ces énergies, je pense que le Maroc a cumulé toute l’expérience nécessaire pour la partager avec les pays africains amis. C’est ce que nous faisons, et c’est ce que le Maroc va continuer de faire », a-t-il estimé, notant que le Royaume, dans le cadre de sa stratégie énergétique et à travers le grand projet du gazoduc Nigeria-Maroc, porte désormais une vision continentale en la matière.

Bien lancé sur la voie de la transition énergétique, le Maroc prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 42 % du mix énergétique d’ici 2020, puis à 52 % à l’horizon 2030. Pour ce faire, il ne manque pas d’atouts !

Lancement de la GEI

Dans la foulée, le responsable Marocain s’est félicité de la démarche pragmatique du pays à développer une expertise nationale et africaine dans le domaine énergétique. Cette vision est indispensable car, il y va de la souveraineté et de la sécurité énergétique de tout le Continent, a-t-il dit.

« Les pays africains ont la chance de disposer de potentialités énormes dans le domaine des énergies renouvelables. L’Afrique a tous les moyens pour être une alternative dans le domaine énergétique, et on pourrait aspirer à ce qu’on parle en 2050 de +Solar dollars+ », s’est-il félicité.

Sur la GES tenue à Essaouira, M. El Idrissi a fait savoir que l’Association MML essaie, dans le cadre de la Global Energy Initiative (GEI), de former des jeunes qui peuvent mettre sur pied une start-up, association ou coopérative apte à affirmer son leadership en matière des énergies renouvelables.

Et de poursuivre que la GES est la première du genre au Maroc qui, après trois rounds étalés sur l’année au service des jeunes pour un leadership confirmé dans le domaine énergétique, devrait permettre de parler déjà d’une société civile qui porte les initiatives des énergies renouvelables.

A travers son réseau, le MML s’engage à encourager et promouvoir les politiques de développement durable, tout en établissant un programme de leadership national, mais surtout africain pour être en mesure de relever les défis du millénaire.

Pour atteindre ces objectifs, le MML a lancé la GEI. Ce projet, développé en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer Maroc, vise à établir un Pacte énergétique citoyen, réunissant toutes les parties prenantes (décideurs, opérateurs économiques, associations professionnelles, universitaires et scientifiques, ONG et initiatives citoyennes).

Rappelons que le programme marocain d’investissement dans les énergies à l’horizon 2020 est estimé à 18,95 milliards de dollars, soit près de 156 milliards de DH qui générera quelque 50 000 emplois. Une vision d’avant-garde en matière d’énergies renouvelables qui fait du Maroc un modèle unique en Afrique.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here