77 milliards FCFA de la BAD pour l’adduction d’eau potable à Libreville (Gabon)

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Les autorités du Gabon ambitionnent réhabiliter 300 km de conduites du réseau d’eau potable de Libreville, et de sa périphérie. Pour se faire, le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) dans ce pays d’Afrique centrale, Robert Masumbuko a annoncé, le 12 février 2019, que son institution va accorder une enveloppe de 77 milliards de FCFA à l’Etat gabonais.

« Ce protocole d’accord est relatif à la réhabilitation et l’extension, de l’entièreté du réseau d’eau du grand Libreville », a déclaré Robert Masumbuko, poursuivant qu’il s’agit d’une étape importante. « C’est la dernière avant de lancer très prochainement les travaux. En effet, l’accès à l’eau potable dans Libreville a été une problématique que le gouvernement gabonais et la BAD ont mis comme projet prioritaire, car touchant directement la vie et le bien-être des populations », a-t-il confié. D’après les sources du gouvernement gabonais, le projet permettra de faire passer le taux d’accès à l’eau potable de 25 à 85% en zone rurale et de 45 à 95% en zone urbaine ainsi que de faire passer le taux d’assainissement de 10 à 80% en zone rurale et de 32 à 80% en milieu urbain. Une très grande avancée vu la situation actuelle à Libreville.

Confrontée à une forte expansion urbaine, Libreville peine à fournir de l’eau potable à sa population depuis plusieurs années déjà. En dépit des annonces du gouvernement pour résorber la situation, les populations peine à s’approvisionner en eau courante.

« Si vous regardez, partout où les populations s’installent, il y a un besoin en eau potable ; c’est la raison pour laquelle le gouvernement a pris l’engagement ferme de réhabiliter 150 km de conduites d’eau potable, et la construction de 150 nouvelles conduites. C’est un chantier énorme dont le but final est de faire en sorte que le stress hydrique que connaît la population gabonaise, ne soit qu’un lointain souvenir dans quelques mois », a déclaré le ministre gabonais de l’économie, Jean Marie Ogandaga, qui a signé l’accord avec le représentant de la BAD.

Moctar FICOU / VivAfrik                

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