Quand l’ONG Doli s’immisce dans la protection de la biodiversité en Afrique

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L’Afrique abrite une faune et une flore terrestres et marines abondantes et diverses. Une biodiversité qui, par sa richesse, assure des services écosystémiques essentiels pour tirer la croissance économique du continent et atténuer le changement climatique. Or, l’Afrique connaît une perte de biodiversité dramatique.

Ainsi, Gérard Seffre, 67 ans, déodatien amoureux de l’Afrique, s’investit depuis 4 ans dans les combats de l’ONG Doli. A l’origine attachée à la préservation des éléphants en Centrafrique, l’association a étendu son champ d’action à d’autres espèces en voie de disparition, notamment la gazelle au Sénégal.

Gérard Seffre, délégué régional Grand Est et membre actif de l’association Doli revient d’un voyage de 12 jours dans le parc animalier du Ranch de Bango dans le Nord du Sénégal. Entretenu par l’association sénégalaise Dama, en partenariat avec Doli, ONG (organisation non gouvernementale) française, ce parc est dédié à la préservation de la biodiversité et à la réintroduction d’espèces régionales menacées telles que les gazelles dorcas, l’oryx algazelle ou encore l’autruche à cou rouge.

Pendant sa visite, Gérard Seffre, chasseur sensible à l’écologie et à la protection de la biodiversité, assure un suivi des actions menées et participe à l’aménagement du parc de 120 hectares. Un protocole d’accord avec la direction des parcs nationaux du Sénégal autorise le prélèvement de noyaux reproducteurs (mâles et femelles) dans des réserves afin d’assurer le repeuplement dans le parc du Ranch de Bango. « J’ai pu assister à la capture et l’intégration dans le parc d’un oryx. Pendant toute la durée de l’intervention, un vétérinaire surveillait de très près son pronostic vital afin de ne prendre aucun risque, c’était passionnant », raconte Gérard Seffre.

Les causes de la raréfaction des espèces régionales sont multiples.

La déforestation, le braconnage, la sécheresse et la multiplication des troupeaux de bœufs et chèvres, friands de pâturages, sont autant de facteurs qui mettent en péril la survie des animaux. « Doli » en langue Sango (centrafricaine) signifie l’éléphant. À l’origine l’association avait pour vocation la protection des populations d’éléphants de République Centrale Africaine, décimée par des braconniers. « Mais au regard des violences répétées en Centrafrique, ce projet est pour l’instant mis en suspens », précise Gérard Seffre.

Moctar FICOU / VivAfrik        

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