Hausse de la production de coton en Afrique de l’Ouest

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Instaurer un dialogue entre pays développés et pays en développement afin de résoudre durablement les difficultés du sous-secteur coton, tel est le but visé pour une hausse de la production de coton dans cette partie. Les enjeux régionaux liés à l’importance économique et sociale du coton en Afrique de l’Ouest sont mis en perspectives. Un document retrace à cet effet le processus d’échanges et de concertations sur la crise du coton en Afrique de l’Ouest en vue de trouver une solution négociée entre toutes les parties concernées. Les défis et les mesures à prendre à moyen et long terme pour éviter l’effondrement brutal de ce sous-secteur y sont également soulevés.

La culture du coton a été un des rares succès de développement agricole mené dans les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre de la zone franc CFA dans la deuxième moitié du XXe siècle. La crise qu’elle traverse aujourd’hui engage pourtant son devenir et traduit la difficile insertion des filières cotonnières africaines sur le marché mondial. Elle met également en lumière le poids des contraintes inhérentes aux environnements des Etats africains. Autant de facteurs – exogènes et endogènes – que doivent prendre en compte les acteurs investis dans ces filières afin de s’orienter vers une amélioration durable de la production. L’enjeu est de maintenir des revenus à des millions de familles dans ces campagnes africaines.

Le site d’information commodafrica.com, précise à son tour que, si les objectifs de production se réalisent, et notamment les conditions météorologies le permettent, la production des six membres du PR-PICA pour la campagne 2019/20 progresserait de près de 38% pour atteindre 3,422 millions de tonnes. Le Bénin et le Mali poursuivraient sur leur lancée d’accroissement de la production observée ces dernières années tandis que le Burkina Faso doublerait quasiment sa production.

De son côté,  l’USDA anticipe pour le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal, une hausse de 12% des superficies à 1,56 million d’hectares par rapport à 2018/19 et une progression de la production de 17% à 2,83 millions de balles de fibre de coton et des exportations de 2,79 millions de balles.

Les prix aux producteurs sont orientés à la hausse pour la campagne 2019/20. A FCFA 275 le kilo chez le premier producteur africain, le Mali, il progresse de FCFA 20 le kilo. C’est aussi le cas au Burkina Faso, qui est tombé à la quatrième place des producteurs africains avec une chute de 28% de la production en 2018/19 à 436 000 tonnes.

Aux mauvaises conditions météorologiques et à la pression parasitaire se sont ajoutés le boycott d’une partie des producteurs, en particulier dans le Kénédougou – perte d’environ 200 000 hectares dans la zone de la Sofitex- et l’accumulation d’impayés auprès des producteurs. L’heure est à la relance. Réunis sous l’égide du ministère du Commerce et de l’industrie en mars dernier, les acteurs de la filière – producteurs, sociétés cotonnières, égreneurs, gouvernement – ont décidé d’un certain nombre de mesures.

Parmi celles-ci l’apurement des impayés aux producteurs, le gouvernement ayant accepté d’apurer un peu plus FCFA 4 milliards d’impayés et d’affecter environ FCFA 9 milliards pour subventionner les engrais. L’augmentation du prix du coton était aussi l’une des revendications des producteurs. Le prix est augmenté de FCFA 15 le kilo à FCFA 265 le kilo pour le coton du 1er choix.

Moctar FICOU / VivAfrik

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