Le Maroc réussit quelques exemples de cultures résilientes en milieu salin

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Le Royaume chérifien compte développer, à travers l’étendue de son territoire, l’agriculture intelligente et durable. Un essai réussit, selon les autorités. « L’Institut national de recherche agronomique (INRA) du Maroc, est en train de développer diverses variétés culturales résilientes en milieu salin, à travers des champs d’essai, illustrant un bel exemple d’une agriculture intelligente et durable », a de prime à bord expliqué, samedi 4 mai 2019 à Foum El Oued lors d’une visite de terrain d’expertes et de journalistes, organisée à l’occasion du forum mondial sur l’agriculture bio saline, tenu à Laayoune, le directeur du domaine, Abdelaziz Adadi.

La province du sud, Laayoune, commune aride et réputée hostile à l’agriculture est caractérisée par un sol salin pour près de 2,8 gramme de sel. De l’avis du technicien marocain, « des cultures de substitution expérimentées au niveau de ce périmètre de près de 250 hectares, le seul dans la zone du Sahara, est une solution pour les cultures fourragères, lesquelles, tolèrent plus la salinité des sols de cette zone », a-t-il détaillé.

Ajoutant que « ces résultats obtenus au périmètre de Foum El Oued sont une illustration de coopération réussie donnant aux agriculteurs un espoir à l’exploitation durable de leur champ malgré les contraintes de salinité ».

Poursuivant son speech, M. Adadi a évoqué les objectifs de cette coopération. « C’est une coopération scientifique de 4 ans entre la fondation PhosBoucraa, l’université Mohamed VI et l’INRA et le centre de recherche en agriculture bio saline qui a permis d’atteindre ces résultats ».

Lors des essais, les experts ont introduit 19 espèces culturales lesquelles ont fait l’objet d’expérimentation sur le périmètre de Foum El Oued. Les participants ont de ces travaux pour mieux assimiler, lors de cette formation en pratiques agronomiques en milieu salin, la distribution, comment développer des pratiques de conduite des cultures qui enregistrent des rendements de production importants.

Le « blue panicum », une graminée fourragère riche en protéine, « la sesbania », une plante légumineuse sont des cultures phares qui ont changé le profil de production du périmètre.

Quant au quinoa dénommé la « reine des céréales », produit une graine alimentaire avec un rendement considérable, atteignant des moyennes de 3 tonnes à l’hectare avec une qualité et une taille de graines très bonnes », a précisé Abdelaziz Adadi.

A l’en croire, la paille du quinoa peut également servir à nourrir le cheptel. « Le maïs fourrager qui procurait des rendements de 80 tonnes à l’hectare se retrouve aujourd’hui à 60 tonnes .Cela explique que nous développons des cultures de substitution pour une agriculture adaptée à la salinisation, une bonne culture adossée sur la technologie ».

Sous un autre registre, il explique qu’une fois ces expérimentations faites sur ces champs, cette technologie est transférée aux agriculteurs de la zone. Sachant que ce climat saharien, caractérisé par une faiblesse des précipitations, se bonifie d’une nappe d’eau proche et fournie, aidant à irriguer ces terres, à travers un système de goutte à goutte.

La technologie aidant, des puits forés permettent de ravitailler en eau salée les périmètres de plants à ciel ouvert là où, un système de pompage d’eau douce irrigue les cultures sous serre dont les variétés fragiles restent hostiles à ce type de sol pauvre et dégradé.

Moctar FICOU / VivAfrik

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