Abou Bamba invite à sauvez les mangroves

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Sauvez les mangroves ! C’est le mot d’ordre de la conférence qui doit réunir ce mardi à Abidjan les ministres de l’Environnement des 22 pays africains qui sont baignés par l’océan Atlantique. « Le paradoxe, dit Abou Bamba, le secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan sur les océans, c’est que les mangroves sont attaquées par ceux qui en vivent. » Il faut donc les protéger parce que les mangroves sont une zone de frayère, une zone de reproduction d’au moins 80% des espèces de poissons. Parce que les mangroves aussi nous protègent contre les catastrophes naturelles, parce que les mangroves nous protègent contre l’érosion côtière qui réduit tous les jours la superficie des pays africains. Il est important de protéger les mangroves, parce que les mangroves séquestrent cinq fois plus de gaz carbonique que les autres couverts végétaux normaux. Avec moins de mangroves, il y a de poissons moins. La corrélation entre la reproduction des poissons et l’existence des mangroves est très forte et puis les zones de protection aussi des poissons, c’est les mangroves. C’est un habitat naturel. Les mangroves les plus menacées se trouvent principalement dans des pays comme le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Nigeria, du fait de l’utilisation des bois de mangroves pour fumer le poisson, autre produit halieutique. Ces mangroves-là, dans les pays que je viens de citer, sont situées dans des zones où l’État ne verse pas suffisamment son contrôle sur ces écosystèmes-là, particulièrement importants pour la production halieutique. On peut parler peut-être du Nigeria un peu plus longtemps, parce que c’est le dernier massif, c’est le dernier bloc de mangroves qui existe en Afrique, dans la région du Delta justement, particulièrement polluée du fait de l’activité pétrolière. Mais les mangroves aussi jouent un rôle de filtration de l’eau, malheureusement particulièrement dégradée, particulièrement attaquée par les communautés de pêcheurs qui vivent dans ces contrées-là. C’est-à-dire que les mangroves sont attaquées par les pêcheurs alors que ceux-ci ont besoin de la mangrove, lit-on à rfi.fr.

Signer des protocoles d’accords additionnels à la Convention d’Abidjan

La deuxième conférence des plénipotentiaires de la Convention de coopération en matière de protection, de gestion et de mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de la côte atlantique et des régions Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud, connue sous le nom de Convention d’Abidjan s’est ouverte, au siège de l’Onu Environnement, à Cocody II Plateaux-Les Vallons. Cette conférence réunit 22 ministres en charge de l’Environnement de pays membres de la Convention d’Abidjan ainsi que des experts et partenaires de ladite convention. L’objectif principal de la rencontre qui a été ouverte par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Joseph Séka Séka, est de signer des protocoles d’accords additionnels à la Convention d’Abidjan et d’adopter les lignes directrices régionales en vue d’élaborer une politique nationale de gestion intégrée de l’océan. Ces protocoles additionnels portent sur la pollution due aux sources et activités terrestres ; les normes et standards environnementaux liés aux activités pétrolières et gazières offshores ; la gestion intégrée de la zone côtière et, enfin, la gestion durable de la mangrove. La conférence qui s’achève le 4 juillet, comme l’a indiqué le ministre Séka Séka, est donc une occasion pour les participants de discuter des prochaines étapes des protocoles, notamment les processus de transposition en lois nationales et leur mise en œuvre. Le ministre de l’Environnement a souligné que ces protocoles ont fait l’objet de consultations nationales, avec pour finalité de refléter, autant que possible, les préoccupations des pays. A cet effet, a-t-il précisé, le secrétariat de la Convention a sillonné plusieurs Etats membres en Afrique de l’Ouest et du Centre, renseigne fratmat.info.

La gestion des déchets marins, un enjeu important pour la préservation du patrimoine environnemental marocain

Conscient que la gestion des déchets marins demeure à la base d’un enjeu inévitable pour la préservation du patrimoine environnemental et écologique, le Maroc a entrepris une série d’actions significatives dans ce sens, dont l’initiative phare de mise en place du système de surveillance de la qualité des eaux de baignade. Force est de constater que diverses sortes de déchets d’origine plastique ou provenant d’activités maritimes retrouvées dans les mers et le littoral représentent une menace croissante pour la santé humaine, la faune marine, les écosystèmes et la biodiversité.  A l’échelle internationale, environ 70% à 80% des déchets retrouvés dans les océans sont d’origine tellurique, charriés par les cours d’eau et les canalisations, le reste provenant des activités maritimes. Les déchets plastiques représentent, à eux seuls, 60% à 80% du total.  Ces derniers sont confondus avec les aliments par plusieurs mammifères marins, à savoir les poissons et les tortues, qui peuvent confondre les sacs de plastique flottants avec des méduses, ou encore les baleines qui risquent même, à titre d’exemple, d’être étouffées à cause des sacs de plastique.  Afin de remédier aux impacts négatifs de la pollution des littoraux par les contaminants chimiques et les déchets marins, le secrétariat d’Etat chargé du Développement durable (SEDD), à travers le laboratoire national d’étude et de surveillance de la pollution (LNESP) a intégré la surveillance de la qualité hygiénique du sable, y compris les déchets marins sur les plages, dans le programme national de surveillance de la qualité des eaux de baignade.  Ainsi, d’après le dernier rapport publié par le SEDD sur la surveillance de la qualité hygiénique du sable, ce programme a concerné 45 plages, réparties sur 9 régions administratives littorales du Royaume, dont 20 sur la côte méditerranéenne et 25 sur la côte atlantique au titre de l’année 2018, souligne pour sa part afriqueactudaily.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                              

1 COMMENTAIRE

  1. La réduction du plastique on le pourrait à condition de changer notre manière de vivre. C’est à dire partir au marché avec des paniers en paille ou des calebasses à la place du sachet en plastique, ne pas produire autant de contenu plastique à la place revenir au verre… tellement de choses. La volonté des peuples africains n’y ait pas.

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