Vers la création du « plus grand centre d’incubation d’Afrique de l’Ouest » au Sénégal

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Formalisation de l’économie, création d’emplois et aide à l’inclusion financière… la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide, créée en 2017 et opérationnelle depuis mars 2018, à l’initiative du président sénégalais Macky Sall, est un programme ambitieux visant à dynamiser l’entrepreneuriat sénégalais, principalement en direction des femmes et des jeunes. C’est un processus d’entrepreneuriat classique, dans lequel on introduit une dose de célérité visant à créer des PME en 24 à 48 heures. Il s’agit de contribuer au renforcement du capital humain, et de transformer structurellement l’économie grâce à la formalisation de l’entrepreneuriat, l’éducation et l’inclusion financière. Plus de 90 % des personnes qui nous sollicitent sont totalement exclues des systèmes financiers, nous les aidons en leur apportant des financements, en leur ouvrant des comptes bancaires. Nous subventionnons aussi les coûts liés à la formalisation des entreprises informelles. Tout cela grâce à des guichets et une plateforme en ligne qui permettent d’intégrer le registre de commerce et de formaliser son entreprise. Pour l’aspect bancaire, nous demandons des garanties moins compliquées que celles demandées par les banques, bien que nous ayons recours aux banques et institutions de micro-crédit pour favoriser la bancarisation. Nous faisons des prêts avec des financements directs, ou bien des prises de participation à l’image que ce que font les entreprises d’investissement privé. Jusqu’à présent nous avons un taux de recouvrement de 70 %, a expliqué Papa Amadou Sarr, délégué général à l’entrepreneuriat rapide lors d’un entretien accordé à jeuneafrique.com.

Le Sénégal lance une nouvelle plateforme de gestion des établissements scolaires

Dans le cadre du SIMEN, le ministère de l’Education nationale a mis en place différentes plateformes et outils pour dématérialiser certains processus dans la gestion des établissements scolaires. PLANETE fait partie de ces innovations. La plateforme Paquet de Logiciels Académiques Normalisés pour les Etablissements et Ecoles (PLANETE) est, selon Seyni Ndiaye Fall, une solution unique proposant l’intégralité des services, outils et logiciels, indispensables au fonctionnement des établissements d’enseignement et de formation allant de la maternelle au secondaire. Il s’exprimait lors d’un atelier à Dakar sur l’évaluation sur le processus de généralisation de l’utilisation de la plateforme PLANETE initié par le Ministère de l’Education nationale. Pour Cheikh Tidiane Diallo, Chef Bureau Etude et Programmation à la Direction de l’enseignement moyen secondaire général du MEN, la plateforme permet d’avoir une numérisation de tous les dossiers et surtout, un link entre toutes les structures du ministère. Aissatou Sy, Proviseur du lycée John Fitzgerald Kennedy, confie que dans son établissement, beaucoup d’enseignants utilisent désormais leur téléphone pour introduire les notes malgré certaines réticences, ils ont trouvé que c’est plus simple. « Pour nous de l’administration, cela nous permet de suivre en temps réel les enseignants qui ont fait des devoirs et du côté des élèves, ceux qui se sont absentés, etc. » Cependant, certains acteurs ont soulevé le problème de la disponibilité du matériel et surtout de l’accès à Internet, a relayé osiris.sn.

La BCEAO va tester l’e-paiement à grande échelle en août au Sénégal

En conférence de presse, le 9 juillet 2019 à Dakar, Ahmadou Al Aminou Lo, le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Sénégal, a révélé que l’institution financière testera le paiement électronique à grande échelle en août prochain, afin de résoudre une fois pour toutes la pénurie de petite monnaie que traverse le pays. Invitant les médias nationaux à sensibiliser davantage la population sur l’e-paiement, Ahmadou Al Aminou Lo a indiqué que le système bancaire est disposé à revoir les conditions de tarification pour que les usagers puissent payer avec leur téléphone ou leur carte bancaire. Actuellement, trouver de la petite monnaie au Sénégal est très difficile. Cette « situation anormale », selon Ahmadou Al Aminou Lo, pénalise de nombreux commerces qui perdent des clients, ralentit le service dans de nombreuses administrations publiques et suscite même des activités illégales comme la perception de commissions pour faire de la monnaie. Une pratique que condamne la nouvelle loi sur le faux monnayage. Pour le directeur national de la BCEAO pour le Sénégal qui révèle que des milliards de FCFA sont dépensés chaque année pour approvisionner le marché en petite monnaie, mais sans résultat, il est temps d’introduire les Terminaux de Paiement Electronique (TPE) et le Mobile Money dans les pharmacies, les grandes surfaces, les alimentations générales, les boulangeries, les sociétés de péage, etc., a informé l’agenceecofin.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                     

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