Le Mali perd 100 000 hectares de forêt par an

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La République du Mali perd 100 000 hectares de forêt par an. C’est qui ressort de la cérémonie de lancement de la 25ème édition de la campagne nationale de reboisement annuelle, instituée depuis 1995, par le gouvernement malien, à travers le ministère en charge de l’Environnement, dans le but de  lutter contre la déforestation et les effets du changement climatique. Cette cérémonie s’est déroulée sur les berges du fleuve Niger à Bamako le samedi 13 juillet 2019.

La rencontre célébrée autour du thème « L’arbre est le sceau de la vie sur terre, plantons-en pour le bonheur de la génération future » a pour objectif principal de sensibiliser l’opinion nationale sur la nécessité d’entreprendre des actions de lutte contre la dégradation forestières et fauniques, la désertification, la perte de la diversité biologique pour accroitre la résilience des populations face à la sécheresse.

Selon les statiques, le Mali est désertique sur les 2/3 de sa superficie. Il est confronté à des défis environnementaux qui sont dus aux perturbations climatiques et les actions anthropiques se caractérisant par une hausse des températures et des évènements climatiques extrêmes, tels que les inondations, les vents violents, l’érosion des terres et la perte de la biodiversité.

Il est aujourd’hui établi que le Mali perd, chaque année, plus de 100 000 hectares de forêts à cause de ces fléaux. C’est pourquoi sur les 32 millions ha de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environs 17 millions ha très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles, explique bamakonews.net.

La présente campagne de reboisement, souligne-t-on, s’articule autour de certaines activités, notamment : la sensibilisation des populations sur l’importance de la préservation de la diversité biologique, la production de 23 824 717 plants (toutes espèces confondues) ; la mise en place de 86 250 boutures ; le reboisement de 34 925,7 ha (tous types confondus) ; la fixation  biologique de 12 773 ha de berge des cours d’eau ; la protection de 402 ha de digues ; la confection de 137 755 mètres d’ouvrages de défense et conservation des sols ; la restauration de 16 470 ha de terres dégradées ; la fixation de 453 ha des dunes et la régénération naturelle assistée de 22 610 ha.

Moctar FICOU / VivAfrik

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