500 millions de dollars mobilisés pour la sauvegarde de l’Amazonie et des forêts tropicales

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En marge de la 74ème Assemblé générale des Nations unies à New York au Etats unis, une réunion sur l’Amazonie a été organisée lundi 23 septembre 2019 au siège de l’ONU. A l’issu de cette rencontre, les participants se sont accordés à débloquer 500 millions de dollars supplémentaires au profit de l’Amazonie et des autres forêts tropicales. Le Brésil est l’absent le plus présent de cette réunion.

L’initiative annoncée par la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement auxquelles il faut ajouter l’ONG Conservation International a trouvé l’adhésion des bailleurs qui ont promis des soutiens financiers à l’instar de l’Allemagne (250 millions de dollars promis) et la France (100 millions). De son côté, l’Union européenne contribuera à hauteur de 190 millions dans le cadre de ses programmes de coopération et de développement, tandis que Conservation International apportera 20 millions de dollars.

Si l’on se fie aux initiateurs de ce projet, le but visé est de financer des projets pour la préservation de la biodiversité, le développement d’une chaîne de valeur durable, la gestion durable des sols, la promotion des savoirs traditionnels et la coopération transfrontalière.

Cette réunion s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’État, dont le Français Emmanuel Macron, qui en avait lancé l’idée lors du sommet du G7 de Biarritz, fin août en France, avec le président du Chili Sebastian Pinera. À la tribune sont aussi intervenus le président colombien Ivan Duque et bolivien Evo Morales. Mais sans représentant du Brésil, qui a boycotté la réunion alors que le pays abrite les deux tiers de la forêt amazonienne. Une absence qui n’a pas laissé indifférent le président français, Emmanuel Macron.

« Quels sont nos risques? Le premier, l’éléphant dans la pièce, ou plutôt celui qui n’y est pas, le Brésil! Tout le monde se dit, comment allez-vous faire sans le Brésil? Le Brésil est le bienvenu », a-t-il ironisé. « Autres risques », ajoute le dirigeant français c’est « qu’on se dise des chiffres, des paroles mais sans résultat, le risque c’est la dispersion, c’est la lenteur, c’est l’inefficacité » et que l’on s’aperçoive après six mois ou un an que les fonds ne sont pas allés vers les populations.

Des équipes chargées du suivi seront donc désignées pour qu’au moment de la réunion COP25 au Chili en décembre soit défini le calendrier des premiers projets.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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