Afrique de l’ouest : le sentiment « anti-glyphosate » se généralise

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Le Glyphosate est confronté à une vague de contestation en Afrique de l’Ouest. Le Togo l’interdit, tandis que le Mali en déconseille l’usage. Le puissant herbicide est décrié pour ses effets dévastateurs sur l’environnement et la santé humaine. L’usage abusif et non contrôlé du glyphosate ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir pour les agriculteurs ouest-africains, ou du moins, dans deux pays de cette sous-région : le Togo et dans une moindre mesure, le Mali. Après plusieurs années de controverse au tour du glyphosate, le gouvernement togolais a décidé d’interdire l’importation, la commercialisation et l’utilisation de ce pesticide et tout produit le contenant. L’arrêté signé le 19 décembre 2019 par Noel Koutera Bataka, le ministre de l’Agriculture, de la production animale et halieutique, accorde cependant un moratoire de 12 mois, pour l’écoulement des produits déjà présents sur le sol togolais au moment de l’interdiction. Au Mali, les autorités semblent vouloir emboiter le pas au gouvernement togolais. Dans un communiqué publié le 3 janvier 2020, la Direction nationale de la Santé et de l’Hygiène publique du Mali a manifesté son inquiétude concernant l’utilisation abusive des produits chimiques, notamment des pesticides, en milieu agricole. Elle affirme que « l’utilisation de ces produits chimiques a des conséquences énormes sur la santé humaine et environnementale », note le site d’information afrik21.africa.

Les Togolais recherchent une alternative au glyphosate

Le Glyphosate est une molécule chimique aux puissantes propriétés herbicides. Il est reconnu comme étant l’herbicide total redoutablement efficace qui détruit toute forme de végétation. Mais, depuis que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le glyphosate comme cancérogène probable pour l’homme en mars 2015, il a été interdit dans de nombreux pays, du fait de ses effets également néfastes sur l’environnement. Car lessivé dans les champs, ce produit se retrouve dans la nature, notamment dans l’eau, où il détruit la flore aquatique.Si les paysans togolais ont compris la nécessité d’interdire les pesticides chimiques tels que le glyphosate, ils sont tout de même préoccupés, à l’idée de savoir comment ils pourront remplacer ces pesticides dans leurs exploitations. Le glyphosate en soi, constitue l’une des alternatives au problème de la main-d’œuvre manuelle qui se pose avec acuité en termes de disponibilité et de coût. « Si le paysan utilise le glyphosate, c’est non seulement parce que cela revient moins cher, mais aussi à cause de l’absence de la main-d’œuvre pour le travail », a déclaré dans un média local, Gnakou Essowè Deandema, le président de la fédération nationale des coopératives des producteurs de maïs du Togo.Pour répondre à ce besoin d’alternative au glyphosate, des travaux de recherche sont déjà en cours. « Au niveau de la recherche, il y a des tests qu’on est en train de faire sur les autres molécules qui tendent vers le bio, mais on ne peut pas encore parler de résultat », a confié Kossi Essotina Kpemoua, le directeur scientifique de l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA), ajoute afrik21.africa.

Le rappeur Akon va investir dans un projet écotouristique au Sénégal

Le rappeur Akon a décidé d’investir dans l’écotourisme sur la côte Atlantique au Sénégal, le pays d’origine de sa famille, ont indiqué jeudi des responsables du gouvernement et du secteur. Connu pour ses tubes R&B « Locked Up » ou « Smack That », le chanteur et producteur américano-sénégalais de 46 ans a signé mardi au Sénégal un accord avec la société publique Sapco (Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal). « Au-delà de son statut d’artiste, c’est Akon, l’investisseur qui a foi en l’Afrique, qui est reçu », a dit le ministère du Tourisme dans un communiqué publié à l’occasion de cette signature. Les contours du projet final restent à préciser. Le secrétaire général de la Sapco, Alioune Ndiaye, a indiqué jeudi à l’AFP que le document signé était un protocole d’accord et que le montant de l’investissement n’était pas encore arrêté. Akon entend ériger un complexe dans le village de Mbodiène, au sud de Dakar, a-t-il dit sans plus de précision. Un porte-parole du ministère du Tourisme a parlé quant à lui de projet de village de tourisme durable. Une partie de la presse sénégalaise va jusqu’à anticiper la construction d’une ville « durable » et « futuriste », véritable « Akon City », sur des dizaines d’hectares. Le rappeur, Alioune Badara Thiam de son vrai nom, est né aux Etats-Unis de parents sénégalais et a passé une partie de son enfance au Sénégal avant de retourner à l’âge de sept ans aux Etats-Unis, où il a accédé plus tard à la notoriété. Il n’est pas la seule célébrité à revenir aux sources pour semblable investissement. L’acteur et réalisateur britannique Idris Elba projette de bâtir un complexe touristique écoresponsable sur une île de la Sierra-Léone, autre pays d’Afrique de l’Ouest d’où son père était originaire. Il y a été reçu pour la première fois en décembre et en a reçu la citoyenneté, apprend-on de geo.fr.           

Moctar FICOU / VivAfrik

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