Gabon : baisse des chiffres d’affaires dans le secteur minier

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La Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) a accusé un repli de 10 % de son chiffre d’affaires en 2019 avec 667 milliards de francs (1,01 milliard d’euros) contre 741 milliards de francs (1,12 milliard d’euros) en 2018. Cette baisse s’explique par l’érosion des prix tout au long de l’année 2019 et la forte baisse observée au cours du 4e trimestre de la même année et ce, malgré une production (4,8 millions de tonnes) et un volume de ventes (4,6 millions de tonne) en hausse, rapporte le site +directinfosgabon+. La Minière de Bakwanga (MIBA), société congolaise de production de diamant industriel et de joaillerie, sollicite du gouvernement un appui financier d’une dizaine de millions de dollars américains pour relancer sa production. Une délégation de cette entreprise, conduite par son nouveau directeur général, Paulin Lukusa, s’est entretenue jeudi avec le vice-ministre des Finances, Junior Mata, sur ce dossier. Le directeur général de la MIBA a affirmé que la production de cette entreprise de l’Etat est asphyxiée et que le paiement de cet appui va soulager sa trésorerie qui fait face à plusieurs charges. Pour sa part, le vice-ministre des Finances, Junior Mata, a assuré que l’appui du gouvernement interviendrait dans un bref délai, renseigne sahel-intelligence.com.

Le prix du cobalt poursuit sa tendance à la baisse, affecté par les difficultés du secteur aéronautique

Le prix du cobalt dégringole depuis plusieurs mois à cause de la baisse des ventes de véhicules électriques. Cette tendance baissière devrait se poursuivre en raison du ralentissement de la demande du secteur aéronautique, où le métal est utilisé pour les aubes des turbines dans les réacteurs. Le prix du cobalt est sur une tendance à la baisse depuis plusieurs mois, et cela s’est accentué avec la pandémie de Covid-19. Le métal a chuté de 15 % depuis février pour s’établir autour de 30 000 $ la tonne, alors que se présentent de nouvelles inquiétudes liées à la chute de la demande pour les aubes des turbines à réaction. Alors que la pandémie de Covid-19 a cloué les avions au sol, les compagnies aériennes enregistrent des pertes, et certaines à l’image de Qatar Airways ou Singapour Airlines, envisagent de reporter leurs achats de nouveaux avions. La demande du secteur de l’aéronautique s’établira à 4 442 t cette année, soit une baisse de 18 % par rapport à 2019, a déclaré George Heppel, un analyste chez CRU Group cité par Reuters. Cette situation vient s’ajouter à la baisse de la demande déjà enregistrée dans le secteur des véhicules électriques, faisant monter d’après l’expert, l’excédent total de cobalt à 6 300 t cette année. Si les ventes de voitures devraient bientôt repartir à la hausse, cela ne devrait toutefois pas suffire à rééquilibrer le marché. Avec de telles perspectives, c’est la RDC, premier producteur mondial, qui a de nouvelles raisons de s’inquiéter à un moment où son économie est déjà durement touchée par la crise sanitaire. Le temps où le métal se négociait à 90 000 $ la tonne semble désormais bien assez loin, apprend-on de l’agenceecofin.com.

Tesla prévoit d’utiliser du cobalt congolais produit par Glencore pour construire des batteries lithium-ion dans ses nouvelles usines

Tesla prévoit d’utiliser du cobalt du géant minier anglo-suisse Glencore pour construire des batteries lithium-ion dans ses nouvelles usines, selon des sources de l’industrie. D’après un article de www.cnbc.com publié le 16 juin dernier et traduit en français par Politico.cd, le constructeur a l’intention d’utiliser le cobalt de Glencore dans sa nouvelle « Gigafactory » de Berlin ainsi que dans les prochains sites de fabrication qui n’ont pas encore été annoncés. Glencore, qui est le plus grand fournisseur industriel de cobalt au monde, pourrait fournir à Tesla jusqu’à 6.000 tonnes de cobalt par an dans le cadre d’un partenariat à long terme. Les données financières de l’accord sont inconnues, mais une tonne de cobalt vaut environ 30 000 $, contre 95 000 $ en mai 2018. La nouvelle a été rapportée pour la première fois par le Financial Times et, Tesla et Glencore ont refusé de commenter lors qu’elles ont été contactées par CNBC. L’entreprise de voitures électriques d’Elon Musk utilise déjà le cobalt de Glencore dans son usine gigantesque de Shanghai. Le cobalt proviendra de la République Démocratique du Congo, où Glencore exploite depuis 2008 une mine de cuivre dans la région du Katanga qui le produit comme sous-produit. La nation africaine fournit plus des deux tiers du cobalt dans le monde, mais des groupes de défense des droits de l’homme se sont inquiétés du fait que l’industrie dépend des enfants travailleurs. La semaine dernière, Tesla a défendu son approvisionnement en cobalt dans un rapport d’entreprise. « Parce que Tesla reconnaît les risques plus élevés de problèmes de droits de l’homme dans les chaînes d’approvisionnement en cobalt, en particulier pour le travail des enfants en République Démocratique du Congo (RDC), nous avons fait un effort important pour établir des processus pour éliminer ces risques de notre chaîne d’approvisionnement », indique le rapport. Tesla a ajouté qu’elle examine les informations fournies par les fournisseurs pour « les signaux d’alerte et les risques associés à l’approvisionnement éthique ». Le cobalt est devenu l’un de minéraux les plus importants du monde moderne car il est également utilisé pour fabriquer les batteries lithium-ion présentes dans les smartphones et les ordinateurs portables. Cependant, l’extraction du cobalt a été en proie à des préoccupations concernant l’exploitation minière illégale, les violations des droits de l’homme et la corruption. Les mines de cobalt en RDC sont sous surveillance depuis des années, note pour sa part direct.cd. Moctar FICOU / VivAfrik                  

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