Certains groupes de vertébrés sont davantage concernés par l’extinction

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Un article de l’université de McGill et publié dans la revue Nature donne à voir un bilan plus optimiste de l’extinction de la biodiversité. Seuls certains groupes seraient concernés par l’effondrement massif.
 
Un article scientifique, publié dans la revue Nature, fait état d’observations plus optimistes sur le déclin des vertébrés. Menées par des biologistes de l’université de McGill, au Canada, ces conclusions se basent sur les premières estimations, en 1970, sur les populations de vertébrés : « de précédentes analyses ont estimé un déclin de 50% en moyenne des vertébrés depuis 1970, selon l’indice Planète Vivante. » Cet indice affiche un déclin de 68% des populations mondiales de vertébrés entre 1970 et 2016. Mais les estimations de l’université de McGill semblent montrer que seuls 3% des vertébrés sont concernés par une chute drastique de leur population.
 
Pour justifier leur approche, l’équipe s’est basée sur un jeu de données de 14.000 espèces de vertébrés, issu de la base de données de l’indice Planète vivante. Ils ont identifié dans le monde 16 clusters d’espèces particulièrement touchées par l’effondrement (divisés en trois catégories : terrestre, marin, eau douce), ce qui représente environ 1% de la population totale de vertébrés.
 
L’étude montre des résultats disparates selon l’espèce et la région. Le plus grand cluster concerne les mammifères marins vivant dans la zone arctique, mais les oiseaux et les poissons sont les plus concernés par l’effondrement, suivis par les reptiles et les amphibiens. « Trois systèmes, tous situés dans la région Indo-Pacifique, ont montré un déclin étendu des populations typiques de vertébrés », précise l’article. « Nos résultats identifient non seulement les régions qui ont besoin d’actions urgentes pour limiter le déclin de la biodiversité, mais aussi les nombreux systèmes qui semblent stables voire tendent à s’améliorer, et ainsi donnent une raison d’espérer que nos actions peuvent faire la différence », concluent-ils dans l’article.
 

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