Afrique du Sud : une nouvelle stratégie pour lutter contre les menaces à la biodiversité

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Le gouvernement sud-africain vient d’approuver la mise à jour de la stratégie nationale d’expansion des aires protégées et le cadre national révisé de la biodiversité, dans un effort pour aider à lutter contre les menaces de l’environnement. « Le cadre national de la biodiversité et la stratégie nationale d’expansion des aires protégées sont des instruments politiques importants pour la protection des espèces et des écosystèmes », a indiqué le ministère de l’Environnement, des Forêts et des Pêches dans un communiqué. Il a souligné que grâce à la publication de l’évaluation nationale de la biodiversité par l’Institut national sud-africain de la biodiversité en 2019, « le pays est en mesure de mieux cibler l’expansion future des aires protégées ». L’évaluation a également contribué aux obligations nationales et internationales de l’Afrique du Sud en matière de rapports, y compris l’état de l’environnement, et le rapport national de la Convention sur la diversité biologique, relève-t-on. La même source explique que le plan sectoriel a abordé les menaces pour la biodiversité identifiées lors de l’évaluation scientifique de l’état de la biodiversité et des écosystèmes en Afrique du Sud par l’Institut national sud-africain de la biodiversité. Selon le département, les domaines les plus critiques du rapport d’évaluation concernaient les écosystèmes d’eau douce, les rivières et les estuaires, les poissons d’eau douce étant les plus vulnérables de toutes les espèces. « L’Afrique du Sud est un pays où l’eau est rare et les pressions sur la biodiversité telles que le commerce illégal d’espèces, la dégradation des terres, la perte d’habitat et la croissance exponentielle de la population sont des facteurs clés qui risquent de provoquer des épidémies de maladies infectieuses telles que la COVID-19 », révèle le rapport. Il a estimé qu’un investissement continu dans des écosystèmes sains en termes de gestion, de conservation et de restauration des écosystèmes et de la biodiversité est essentiel pour la sécurité de l’eau, de l’alimentation et de l’énergie, la lutte contre les maladies et les catastrophes naturelles, la résilience au changement climatique, renseigne mapecology.ma.

Journée mondiale du climat : débat sur les changements climatiques au Maroc, mardi

Une visioconférence sur les changements climatiques au Maroc sera organisée mardi 8 décembre 2020 à l’initiative de l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT-Maroc), à l’occasion de la Journée mondiale du climat. L’AESVT-Maroc, en partenariat avec l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD), organise dans le cadre du projet « Mobilisation de la société civile pour renforcer le dialogue pour la résilience aux changements climatiques au Maroc et en Tunisie » (MS3C), une visioconférence sous le thème « Action commune pour une adaptation aux changements climatiques au Maroc: Bilan et perspectives du projet MS3C, le 08 décembre de 15h à 17h via la plateforme Zoom », précisent les organisateurs dans un communiqué. « Dans un contexte de crise sanitaire mondiale qui s’accompagne d’une aggravation des conditions climatiques, nous arrivons pour la première fois depuis la concrétisation des accords de Paris en 2015, à une phase où les plus importants signataires renforcent leurs engagements, leurs financements et leurs actions en faveur du climat, avec le Green Deal européen, la transition énergétique entamée par les Etats-Unis, la Chine et le Japon pour une neutralité carbone d’ici trois décennies », indique la même source. L’Afrique et le Maroc, fortement touchés par les dérèglements du climat, sont surtout concernés par la résilience climatique et l’adaptation des populations et secteurs économiques les plus vulnérables. Il faut saisir l’opportunité de ce virage dans l’histoire en entamant et accélérant des ruptures et transitions économiques, écologiques et sociales. « C’est dans ce contexte que nous souhaitons partager les résultats atteints dans le cadre de notre projet sur ‘ »l’adaptation aux changements climatiques MS3C » développé depuis 2 ans et discuter des orientations à suivre les prochains mois », notent les organisateurs, ajoutant que ce sera l’occasion de présenter à la société civile, les recommandations élaborées par les 16 OSC du projet dans les thématiques de l’eau, la forêt et le littoral, les 5 projets de terrain sélectionnés et les 3 spots de sensibilisation. Le projet MS3C a pour objectif de mobiliser et de renforcer les capacités des OSC pour mener un dialogue constructif auprès des pouvoirs publics sur la résilience aux changements climatiques au Maroc et en Tunisie et pour la mise en place de politiques publiques et de mesures d’adaptation à travers le développement de projets de terrain. Ce projet, cofinancé par l’Agence Française de Développement (AFD), est mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat entre le WWF France, le WWF Afrique du Nord et l’AESVT Maroc, note sous un autre registre mapecology.ma.

Biodiversité : la présence du rare chat forestier confirmée dans l’Hérault

Cette espèce de chat sauvage, très rare et protégée, a été reconnue après la découverte d’un spécimen en bord de route dans l’arrière-pays. Sa présence est désormais confirmée dans l’Hérault. Le cadavre d’un chat forestier a été découvert en bord de route à Saint-Génies-de-Varensal, dans l’arrière-pays. Cette espèce très rare et protégée, connue dans les Pyrénées et le nord du Massif central, semble donc élargir son territoire… Ce qui est « une excellente nouvelle pour la nature! » se réjouit Vincent Tarbouriech, directeur départemental de l’Office français de la biodiversité. Car si la présence du félin était soupçonnée jusqu’alors par l’organisme, grâce à quelques indices et photos, il manquait encore une preuve tangible pour l’identifier… Et qui vient d’être apportée par les analyses génétiques. Ce chat sauvage, furtif et farouche, possède une carrure un peu plus massive que ses congénères domestiques. Mais il se reconnaît surtout à sa large bande noire étendue le long du dos et sa queue très touffue, marquée par des anneaux de même couleur et un pinceau noir au bout. « Cette reconquête du territoire, dans les forêts du nord de l’Hérault, signifie que la nature reprend ses droits, poursuit l’expert. C’est un très bon signe pour la biodiversité! » Bien que la présence du chat forestier semble encore modeste dans le département, avec seulement cinq individus recensés en photo, dont une femelle, l’OFB compte désormais approfondir ses recherches dans cette zone. « Il y a sans doute une repopulation de l’espèce qui va se faire progressivement, espère l’organisme. La nature arrive encore à nous surprendre, même si l’homme la malmène ! », lit-on dans les colonnes de leparisien.fr.

Moctar FICOU / VivAfrik   

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