Vers la réduction de l’impact environnemental par l’industrie mondiale des terres rares

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La Rare Earths Industry Association (REIA) compte tourner pour l’année 2021, vers l’adoption de normes harmonisées et plus respectueuses de l’environnement dans l’exploitation des terres rares afin de répondre aux pressions des consommateurs qui critiquent la pollution engendrée par ce secteur.

Soulignons que, la Rare Earths Industry Association, organisme fondé en juin 2019 pour œuvrer au rassemblement des principaux acteurs de la chaîne mondiale des terres rares, travaille actuellement à la création de normes environnementales pour tous les producteurs. Elles visent d’une part à réduire l’impact environnemental lié à l’exploitation de ces métaux, et d’autre part à harmoniser les règles disparates actuellement en vigueur dans le secteur.

Inspirée des normes de développement durable de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et de l’Organisation internationale de normalisation, ces nouvelles règles devraient être mises en place l’année prochaine. La REIA envisage une technologie blockchain pour garantir la transparence du processus et discute avec les divers acteurs, producteurs et consommateurs, afin d’emporter l’adhésion du plus grand nombre.

Suffisant pour Badrinath Veluri, président de la REIA de préciser que « pour créer des conditions de concurrence équitables, les acteurs en aval (consommateurs) jouent un rôle essentiel. S’il existe une norme unique et une méthodologie unifiée, les acteurs en amont (producteurs) l’accepteront beaucoup plus facilement ».

A l’en croire, le processus qui aboutit à la production des terres rares est en effet unanimement reconnu comme destructeur pour l’écosystème du milieu et l’environnement de façon plus générale. Seulement, en raison du faible nombre de pays impliqués (la Chine domine l’approvisionnement mondial), le secteur a échappé plus ou moins aux feux des projecteurs, mais ne peut néanmoins plus se dérober, face à la multiplication de projets en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis.

Si ce projet se concrétise, il pourrait représenter une énorme opportunité pour les pays africains qui aspirent à exploiter les terres rares. Ils pourraient s’y conformer afin de gagner de plus grandes parts de marché face au géant chinois.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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