Innovation en Afrique : Une start-up marocaine lauréate de l’AFD Digital Challenge

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Challenge dédié à l’innovation en Afrique. Ce Prix distingue les start-up africaines dont les Le Congo-Brazzaville mise sur la plantation d’arbres et la réduction de la déforestation pour sauver la planète                                                               

innovations remarquables servent le développement. Implantée à Rabat, cette jeune pousse, qui s’investit dans le développement de solutions innovantes pour la réduction des impacts des inondations et des crues sur les infrastructures stratégiques comme les routes, a développé une plateforme intelligente de prédiction des inondations baptisée Indar, « alerte » en arabe. Cette plateforme permet d’informer les gestionnaires de risques d’un éventuel début d’inondations 48 heures en amont du phénomène. Une mise en garde qui permet d’anticiper les dangers et aléas de telles catastrophes naturelles en zones urbaines. « Ce temps « gagné » sur une inondation permet d’évacuer les populations les plus menacées, de mettre à l’abri les équipements et de protéger les infrastructures sensibles… », explique son développeur Mohamed Tabyaoui, cité par un communiqué de l’AFD. Au Maroc, les inondations frappent régulièrement les régions isolées et certains bassins urbains. « Chaque année, les dégâts provoqués par les crues dévastatrices de certains cours d’eau coûtent près d’un demi-milliard d’euros au Maroc en moyenne. Des villes comme Casablanca ou encore Marrakech ne sont pas épargnées ». Pour ce spécialiste des systèmes d’information, la solution Indar, testée dans une zone habitée de 4 000 km² dans le sud-est marocain, « contribue à la résilience des villes de demain ». Neuf autres startups africaines de Tunisie, Mali, Nigéria, Ghana, Bénin, Côte d’Ivoire, Kenya, Rwanda et du Togo ont été également distinguées par l’AFD Digital Challenge 2020, concours qui conjugue le défi de la transition numérique à celui de la ville durable. La liste des dix lauréats récompensés pour la quatrième édition de l’AFD Digital Challenge a été révélée lors de l’événement virtuel Emerging Méditerranée organisé le 14 décembre à Marseille. Pour le développement de ces projets, chacun des dix lauréats est récompensé par un soutien financier de 20.000 euros. Il bénéficie aussi d’un accompagnement d’un an dispensé par un spécialiste de la formation des acteurs de la transformation numérique des entreprises, a-t-on appris de menara.ma.        

Sénégal : Kaolack / Mise en place d’une plateforme d’innovation de la filière sésame – La régulation du prix sur le marché local au centre des débats

Les producteurs de la filière Sésame en partenariat avec l’Institut sénégalais de recherche agricole (ISRA) et le Programme international Coréen de d’Agriculture (KOPIA) ont tenu, le 17 décembre 2020, à Kaolack, un atelier de mise en place d’une nouvelle plateforme d’innovation de la filière Sésame. Cette rencontre qui mobilisait plusieurs dizaines de participants venus des différentes collectivités du pays a surtout été convoquée pour partager et réfléchir sur les nouvelles formes de stratégies qu’ils comptent mettre en œuvre pour un développement durable de cette filière, source de toutes les convoitises. Compte tenu des performances réussies cette année et une production estimée entre 30 et 40 mille tonnes, ces producteurs ont surtout cherché à travers cette rencontre à régulariser les prix du Sésame sur le marché local. Un exercice auquel ils invitent et sollicitent l’expertise de l’Etat. Car, depuis plusieurs années, le marché du Sésame ne répond à aucune norme de réglementation. Les spéculateurs vendent à n’importe quel prix. Des fois à 200, 300, 500 voire même 2000 frs. Ce qui, de leur avis, ne favorise guère une quelconque rentabilité du côté paysan et provoque d’importantes pertes en investissement. Alors que dans certains pays étrangers, ce produit qui est acheté à vil prix est ensuite revendu à des sommes exorbitantes, soit à 10.000 CFA ou plus. Un écart de prix que les producteurs sénégalais ne veulent plus tolérer. Au contraire ils se sont plutôt plongés dans une dynamique de l’équilibrer. Ainsi dans ce même sillage, les participants à la rencontre ont élargi leurs discussions sur la question du matériel agricole, semences de qualité et intrants agricoles. Outre leur partenariat avec le Programme international agricole Coréen dont le but consiste à améliorer et diversifier les semences qui leur sont destinées et leur collaboration avec l’Union nationale interprofessionnelle des semences (Unis) pour disposer des semences de qualité, les producteurs de Sésame aspirent aujourd’hui à bénéficier de plus de terres pour les femmes membres de leur projet afin d’accroître substantiellement le rendement et propulser des économies au sein de leurs différentes organisations, informe allafrica.com.

Fondation kENUP : la BEI et la Fondation FIND soutiennent la fabrication de réactifs innovants à base de plantes en Afrique pour lutter contre la Covid-19 et d’autres maladies endémiques

La fabrication de réactifs en Afrique pour les kits de dépistage rapide et le traitement de la Covid-19, ainsi que d’autres maladies endémiques, sera transformée grâce à la construction d’une nouvelle installation de Cape Biologix Technologies à l’île Maurice. Cela permettra à la société de développer la fabrication innovante à base de plantes et de commercialiser le développement fructueux de protéines recombinantes à base de plantes, et en particulier d’anticorps, dans le cadre d’une scission de l’Université du Cap. L’installation manufacturière vise à garantir la fourniture de réactifs essentiels pour la production de 100 millions de vaccins par mois en vue d’une distribution en Afrique, dans les Caraïbes et dans la région Pacifique. Initié par la Fondation kENUP, le nouveau financement de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de la Fondation pour l’innovation en matière de nouveaux diagnostics (FIND) pour le projet de 47,5 millions d’euros (M€) a été officiellement accepté aujourd’hui. La BEI apportera 33,3 M€ pour l’unité de fabrication spécialisée à l’île Maurice. Cet apport a été complété par la Fondation FIND à hauteur de 3,2 M€, une somme qui est utilisée pour financer le développement rapide de la phase de production pilote au Cap, en Afrique du Sud. « L’intensification de l’innovation médicale et de la fabrication spécialisée est cruciale pour contrôler la Covid-19 et combattre d’autres maladies pouvant être traitées, mais pour lesquelles un traitement reste un privilège limité. La BEI se réjouit d’apporter 33,3 M€ pour aider Cape Biologix à étendre la production pharmaceutique, créer des emplois et améliorer l’accès à des tests et traitements des maladies abordables en Afrique et à travers le monde en rendant des protéines clés plus abordables. Ce nouvel investissement apporte une recherche de classe mondiale de laboratoires au Cap en vue d’améliorer la vie de millions de personnes. Dans le cadre de Team Europe, la BEI s’est engagée à travailler avec des partenaires mondiaux pour réduire l’impact de la pandémie de Covid-19 et améliorer la santé publique dans les années à venir », a déclaré Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. « L’innovation et la fabrication locales sont vitales pour garantir que des tests de qualité atteignent tous ceux qui en ont besoin. Nous sommes très heureux de nous appuyer sur nos relations de longue date en Afrique du Sud pour travailler ensemble sur ce projet transformateur avec Cape Biosur, en partenariat avec la BEI, transformant ainsi des recherches passionnantes en produits concrets qui bénéficieront à tous dans la région. La création de capacités locales est non seulement nécessaire aujourd’hui pour la Covid-19, mais elle permettra également d’améliorer l’état de préparation de l’Afrique du Sud pour faire face aux menaces futures », a expliqué le Dr Catharina Boehme, PDG de la Fondation FIND. Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence, détaille afp.com.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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