Dix projets pilotes d’agriculture intelligente face aux changements climatiques lancés en Afrique de l’Ouest

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Le Cap Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Nigeria et la Sierra Leone sont les 7 pays ouest africains qui vont bénéficier les retombés des dix nouveaux projets pilotes d’agriculture intelligente face au climat lancés récemment en Afrique de l’Ouest. Ces projets évalués à 2,3 millions €, seront mis en œuvre sur une période 20 mois, apprend-on d’un un communiqué officiel d’Expertise France.  

Rappelons qu’en 2019, quatre premiers projets pilotes avaient été sélectionnés au Bénin, au Niger, en Mauritanie et au Tchad.

Si l’on se fie à notre source, la sélection de ces projets a été effectuée au terme du deuxième appel à projets baptisé « Innovations pour une agriculture familiale intelligente face aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest ». Le lancement de ce deuxième appel à projets s’inscrit dans le cadre du projet Global climate change alliance plus (GCCA+) (en français, Alliance mondiale pour le changement climatique plus) Afrique de l’Ouest, financé par l’Union européenne, et mis en œuvre par Expertise France sous le leadership politique et institutionnel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et en partenariat technique avec le Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS).

Le communiqué d’Expertise France relève que « ’objectif des projets pilotes sélectionnés est de financer la mise en œuvre et la capitalisation de solutions agricoles locales innovantes à fort potentiel de réplication et/ou de mise à l’échelle pour la région ouest-africaine portant sur l’adaptation aux impacts du changement climatique (sélection de semences, services climatiques, pratiques agro écologiques, systèmes d’alerte précoce) et l’atténuation des émissions de Gaz à effet de serre (GES) (stockage de carbone, exhaure par pompage solaire, énergies renouvelables dans les unités de transformation, etc.) ».

Les dix nouveaux projets ambitionnent de donner un nouvel élan à l’agriculture familiale. Considérée comme étant la principale source de revenus et de subsistance pour 70% de la population ouest-africaine, l’agriculture familiale fait face au déficit de moyens d’investissement. Ce qui entrave le processus de production durables mais aussi limite la mise à l’échelle de solutions techniques éprouvées pour faire face à aux effets du changement climatique.

Moctar FICOU / VivAfrik                            

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