La RDC et l’UNESCO invitées à publier les documents relatifs à la décision d’annuler les blocs pétroliers

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L’Organisation non gouvernementale (ONG) internationale, Greenpeace Afrique a exhorté l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) à publier les documents relatifs à la décision d’annuler les blocs pétroliers, indique cette organisation de défense de la nature dans un communiqué transmis, vendredi 23 juillet 2021, à la presse.  

Greenpeace Afrique réclame aussi la publication de la carte des neuf blocs pétroliers dans la cuvette centrale, objet de la future mise aux enchères.

Le document précise que Greenpeace Afrique a pris acte de l’annulation de ces blocs pétroliers dans le Parc national de la Salonga (PNS) et s’attend également à voir des décisions similaires prises pour le parc des Virunga et le reste de la Cuvette Centrale menacés par les blocs pétroliers.

Une décision du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, tombée lundi 19 juillet 2021, faisant état du retrait du Parc national de la Salonga, au centre de la République démocratique du Congo, de la liste du patrimoine mondial en péril. En effet, les autorités congolaises ont clarifié la situation en annulant les concessions pétrolières  dans le parc de la Salonga. Ces blocs pétroliers seront exclus des futures enchères, lit-on dans le communiqué.

Selon la source, des blocs pétroliers ont été attribués par les ténors de l’ancien régime vers la fin de son mandat. Ces blocs chevauchent le parc national de la Salonga et se trouvent autour des tourbières de la cuvette centrale.

Le  chef du projet international pour la forêt du bassin du Congo, Irène Wabiwa Betoko a expliqué que « des vastes zones riches en biodiversité fournissent de l’eau potable, la sécurité alimentaire et des médicaments aux communautés locales et rendent des services environnementaux à l’humanité ».

Le Parc National de la Salonga (PNS), étendu sur 36 000 kilomètres carré (km2), constitue la plus grande réserve de forêt dense humide d’Afrique et il fut inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1984. Il joue un rôle fondamental dans la régulation du climat et la séquestration du carbone, et il abrite ainsi de nombreuses espèces endémiques menacées telles que le chimpanzé nain (ou bonobo), l’éléphant de forêt, le crocodile africain au museau effilé et le paon du Congo.

Cette aire protégée, riche en faune,  avait été inscrite sur la liste du patrimoine mondial en péril en 1999, en raison des pressions telles que le braconnage, la déforestation et une mauvaise gestion, avant que  le gouvernement de la RDC ait,  en outre, délivré par la suite des licences de forage pétrolier, ayant empiété sur la zone protégée, et constitué une menace pour le site.

« La mise aux enchères des blocs pétroliers par la RDC a non seulement manqué de transparence et fait scandale pour des zones environnementales particulièrement sensibles, mais elle ne profitera ni aux Congolais ni à la planète », a déploré dans le document Irène Wabiwa.

La diversification de l’économie de la RDC devrait se faire par des investissements dans les énergies renouvelables qui rendront l’énergie accessible et abordable pour tous », au lieu de privilégier un petit groupe de bénéficiaires de l’industrie des combustibles fossiles toxiques, a- t- elle conclu.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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