En visite de travail au Mali, l’ambassadrice de la COP-26 invite le pays ouest-africain à participer à cette rencontre planétaire

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En visite au Mali dans le cadre des préparatifs de la 26ème Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow en écosse prévue du 1er au 12 novembre 2021, l’ambassadrice régionale de la Cop 26 pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Janet Rogan, qui s’entretenait lundi 26 juillet 2021 avec les journalistes sur son rôle en tant qu’ambassadrice de cette conférence internationale sur le climat et l’importance pour le Mali à y participer.

La COP-26, qui devait se tenir en novembre 2020, a été repoussé d’une année à cause de la maladie à coronavirus. Le gouvernement britannique travaille sur cinq thématiques pour cette COP26, à savoir : l’adaptation et résilience, la nature, la transition énergétique, le transport routier propre et, enfin, la finance.

De l’avis de l’ambassadrice de la COP26 pour le Middle East and Africa FCDO, la COP26 de Glasgow sera une aubaine pour les représentants de chaque nation de discuter de tous les défis pour une relance nouvelle à l’échelle planétaire.

« L’un des objectifs de ma visite est d’encourager le Mali à présenter à la conférence une Contribution déterminée au niveau national (CDN) plus ambitieuse et des stratégies à long terme pour atteindre le plus rapidement possible zéro émission de carbone », a annoncé Janet Rogan. Elle s’est réjouie de l’état d’avancement du Mali quant à la préparation de cette CDN.

« La COP26 sera l’occasion pour le Mali de faire le point de ses progrès réalisés dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et de dresser une nouvelle feuille de route plus ambitieuse », a-t-elle expliqué.

Au Mali, Mme Rogana a précisé qu’elle a effectué plusieurs rencontres dans les pays de la sous-région, à savoir la Mauritanie, la Gambie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Maroc afin de tenir des réunions préparatoires sur la conférence. Ainsi, a-t-elle dit : « nous avons quatre objectifs pour le Mali : les questions d’atténuation du réchauffement du climat, l’adaptation et résilience, la question de finance, et aussi la question de collaboration. J’ai eu des entretiens avec le ministre de l’Environnement, celui de l’Energie, celui des Finances, avec quelques jeunes entrepreneurs, et aussi des représentants des banques de développement multinationales ».

En outre, elle a indiqué que pour continuer avec le développement durable intégré, « il faut aussi avoir la paix, la stabilité, la sécurité pour la population et pour les investisseurs. » De ce fait, elle a mis l’accent sur la nécessité pour le Mali de se préparer minutieusement pour la prochaine COP 26.

Se prononçant sur l’agenda des participants de la COP26, elle relève qu’elle sera une opportunité pour les chefs d’État et de gouvernement de discuter de divers sujets tels que la Covid-19, le changement climatique, le développement durable et la crise économique, a annoncé Janet Rogan, ajoutant que la rencontre ambitionne également de favoriser une véritable mise en œuvre de l’Accord de Paris en incitant les états à rehausser leurs ambitions climatiques.

L’ambassadrice de la COP26 britannique a également évoqué la question liée aux difficultés d’accès aux fonds pour le climat. Sur ce point précis, Janet Rogana a annoncé que le Royaume-Uni, avec le concours des autres pays développés, est à pied d’œuvre afin de trouver des moyens pour faciliter l’accès des pays en voie de développement à des financements. « J’ai entendu qu’au Mali il y a beaucoup de problèmes pour accéder aux finances relatives au développement durable parce que c’est compliqué. Le Royaume-Uni essaie, avec les autres pays développés, de trouver un moyen d’alléger les procédures pour que l’accès aux fonds soit plus facile et aussi pour faire la connexion avec le développement durable, d’un côté, et l’action climat, de l’autre », a-t-elle souligné.

En la matière, « ma démarche en tant qu’ambassadrice, c’est aussi de faciliter ce processus de financement pour tous les pays à travers le Fond vert climat », a-t-elle assuré. Toutefois, pour un développement durable, pour lutter efficacement contre le changement climatique, la stabilité, la sécurité et la paix sont nécessaires et pour les populations et pour les investisseurs.

Aussi, elle a déclaré qu’il y aura un comité qui va commencer à travailler à partir de cette semaine jusqu’à la date de la COP26 pour faire des recommandations afin d’analyser les écueils de l’accès au financement. « Plusieurs pays sont dans ce comité pour voir ce qu’il faut faire pour mieux accéder aux finances des pays développés », a-t-elle précisé.

Pour Rappel, le Royaume-Uni a indiqué avoir doublé son financement pour le climat à hauteur de 11,6 milliards de livres sterling pour les cinq prochaines années.

Moctar FICOU / VivAfrik

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