COP15 Biodiversité : Le GTBAC et les pays de la COMIFAC affutent leurs armes

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Suite à plusieurs reports dus à la propagation de la pandémie du Coronavirus (Covid-19), la Conférence de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur la biodiversité (COP15) aura lieu à Kunming en Chine du 11 au 24 octobre 2021. A cet effet, les travaux de la 32ème réunion du Groupe de travail biodiversité d’Afrique Centrale (GTBAC-32) sont ouverts à Douala en République du Cameroun le 16 aout 2021 et se poursuivront jusqu’au 19 aout 2021, annoncent un communiqué transmis à la presse.

« Ces assises, s’inscrivent dans le cadre de la participation des pays de l’espace Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) à la quinzième Conférence des Parties à la Convention sur la Biodiversité (COP15) qui se tiendra en Octobre 2021, en Chine, et ont pour principal objectif de, faire le point sur les processus et les réunions de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et de définir la position commune de l’Afrique Centrale pour la COP 15 sur la Diversité Biologique »,  indiqué la COMIFAC dans le communiqué.

Au cours de cette rencontre, les points focaux du GTBAC-32 vont restituer et échanger sur les conclusions d’autres réunions virtuelles sous-régionales, régionales et internationales ; examiner le draft du cadre mondial de la biodiversité post-2020 et, élaborer la position de l’Afrique Centrale pour mieux contribuer à l’adoption dudit cadre lors de la prochaine COP15, ajoute le document paru dans le site officiel de la Commission des forêts d’Afrique centrale.  

Présidée par le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC et Coordonnateur Technique des forêts d’Afrique Centrale, la cérémonie d’ouverture a été marquée, selon le communiqué, par deux allocutions majeure celle de Martial Nkolo, directeur du programme gestion durable du bassin du Congo, représentant la GIZ à cette réunion, qui est revenu sur l’importance du cadre mondial de la diversité pour l’après 2020.

« Cet avant-projet, consiste à étudier les actions de préservation de la biodiversité en matière de contribution à la nutrition, à la sécurité alimentaire et à la subsistance des personnes vulnérables », a dit M. Nkolo.

« C’est donc l’endroit idéal pour notre sous-région de faire prévaloir les efforts et les résultats obtenus dans la mise en œuvre de l’ancien plan 2011-2020. C’est pourquoi il est apprécié que le GTBAC puisse au cours de la présente réunion, examiner certains rapports qu’il a commandité », a-t-il renchéri

Se prononçant sur la participation des pays de la COMIFAC à la COP15 Biodiversité, le directeur du programme gestion durable du bassin du Congo a souligné que ces assises sont d’un enjeu majeur pour la COMIFAC et ses membres.

« Il est donc très important pour cette institution de bien la préparer en formulant des suggestions fortes pour renforcer la contribution de la sous-région pour le cadre mondial pour la biodiversité post 2020, mais aussi de bien préparer les autres échéances futures en lien avec la biodiversité et les forêts qui auront lieu au cours de l’année 2021 ».

La seconde est celle de Chouaibou Nchoutpouen. Il profité de son speech pour remercier, dans un premier temps, les partenaires techniques et financiers notamment, la coopération allemande à travers le projet GIZ et l’Union Européenne à travers le projet ECOFAC 6, qui ont contribué à la tenue de la présente réunion et leur soutien constant à la COMIFAC. M. Nchoutpouen a, dans un second temps, évoquer l’importance du Groupe de travail biodiversité d’Afrique Centrale.

A ce propos, il a laissé entendre : « le GTBAC est un outil incontournable du Secrétariat Exécutif de la COMIFAC, pour le suivi de la mise en œuvre de la convention sur la diversité biologique de ses protocoles que les pays de la COMIFAC ont ratifié, afin de contribuer à la conservation de la biodiversité, à l’utilisation durable de ses éléments et à l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation ».

Le GTBAC a beaucoup contribué au renforcement de capacités des négociateurs et des cadres des pays membres de la COMIFAC, a-t-il réaffirmé dans le texte.

« Les menaces sur la biodiversité sont une préoccupation majeure pour toute la communauté internationale, car elle est l’espoir pour juguler les problèmes de changements climatiques. C’est la priorité d’intervention aujourd’hui dans le secteur vert de tous les bailleurs de fonds », a-t-il conclu.

Rappelons que, le GTBAC a été créé en 2006 par la COMIFAC à sao-tomé et-principe et comporte deux sous-groupes de travail à savoir, le groupe de travail sur les aires protégées et la faune sauvage et le sous-groupe de travail sur les produits forestiers non ligneux.

A noter que, les travaux se tiendront en plénière, et les participants vont proposer des suggestions pertinentes afin de contribuer aux objectifs de développement durable (ODD) en Afrique Centrale.

Moctar FICOU / VivAfrik

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