Le Maroc mise sur la transition énergétique pour devenir une base industrielle sobre en carbone et circulaire

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La ministre marocaine de la transition énergétique et du développement durable a profité de la tenue de la 26ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) qui ferme officiellement ses portes ce vendredi 12 novembre 2021 à Glasgow en Ecosse pour livrer les ambitions du royaume chérifien en matière de transition énergétique.   

A la tribune de la COP26, Laila Benali a tenté d’approuver les mesures visant à remplacer la dépendance aux sources d’énergie non renouvelables. Le Maroc continue d’accélérer le rythme de sa transition énergétique. Dans un dernier geste, la ministre de la transition énergétique et du développement durable, dans son objectif de soutenir la réalisation des objectifs durables, a déclaré que le Maroc coopérerait avec les puissances régionales pour « atteindre la sécurité énergétique ».

En outre, le pays d’Afrique du nord compte se positionner comme une base industrielle sobre en carbone et circulaire, a souligné la responsable marocaine. Sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a adopté, durant les deux dernières décennies, une approche volontariste tournée vers une économie verte et inclusive, a-t-elle relevé, précisant que cet engagement s’est traduit par l’adoption de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) en juin 2017.

Il s’agit d’une stratégie qui ambitionne d’assurer une transition vers une économie verte d’ici à 2030 à travers une myriade de réformes politiques, institutionnelles, règlementaires et financières, a expliqué Mme Benali. A l’en croire, la priorité, sur les 10 prochaines années, est axée sur la simplification du cadre réglementaire et institutionnel, tout en donnant l’impulsion nécessaire aux financements dans des secteurs clés comme le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la gestion durable des déchets et la résilience face aux impacts des changements climatiques.

« J’aime penser que nous arriverons à faire cela en impulsant un choc de compétitivité dans certains secteurs stratégiques, (…) mais également en réduisant le coût de la facture énergétique marocaine pour les ménages, les industriels, les services et tout le tissu économique marocain », a-t-elle dit.

Benali a souligné la nécessité de continuer à attirer les investissements et les transferts de technologie pour accroître les « capacités spéciales » afin de parvenir à l’autosuffisance énergétique. Ce projet d’autonomie accrue coïncide avec la crise actuelle de l’approvisionnement en gaz en Algérie et au Maroc. Après la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe, la crise d’approvisionnement a franchi une nouvelle étape après que l’Algérie a interdit à l’Espagne de revendre son gaz à Rabat, ce qui complique la situation et aggrave encore la crise.

Actuellement, selon le ministre, le taux de dépendance énergétique du Maroc vis-à-vis de l’extérieur a diminué d’environ 3,3 points, ce qui se traduit par « un acquis important pour l’économie nationale ». Malgré cela, la dépendance reste élevée, avec un chiffre final de 90% pour l’année 2020.

Selon les données publiées par le ministère, les énergies renouvelables sont actuellement à leur apogée, avec 50 projets d’énergie renouvelable en cours de réalisation, représentant « 37% de la capacité électrique ». Il a également indiqué qu’il y a 61 projets en cours de développement avec une capacité totale de 4 037 mégawatts, pour un coût de près de 52 millions de dirhams. Grâce à cet investissement, ces projets devraient atteindre environ 50 % de leur capacité d’ici à 2025.

En outre, afin de promouvoir les énergies renouvelables dans le secteur agricole, 40 000 systèmes de pompage d’eau solarisés ont été mis en place. En outre, elle a annoncé l’installation de 60 stations de recharge pour véhicules électriques, qui feraient partie d’un projet dans lequel 100 autres stations de recharge devraient être mises en place d’ici à 2022.

Moctar FICOU / VivAfrik

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