La Terre comme vous ne l’avez jamais vue !

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Par Léa Fournasson

À l’occasion de la Journée mondial de la Terre nourricière, Futura vous présente des vues époustouflantes de lieux extraordinaires encore préservés… ou pas.

Depuis 1970, tous les 22 avril, l’on célèbre « la Terre ». Cette planète sur laquelle on naît, on vit, on grandit, on meurt. Mais pourquoi ? À l’origine, ce jour a été créé pour inciter les citoyens à faire une action en faveur de la planète bleue, souvent par des gestes du quotidien à adapter, des associations écologiques auxquelles adhérer… Cette année, Futura vous propose une dizaine de vues inhabituelles de la Terre.

Prise par Thomas Pesquet lors de son dernier séjour dans l’ISS, tous ces motifs qui semblent être des points sont en réalité… des dunes ! Plus précisément, les dunes du Sahara, ce désert du nord de l’Afrique qui s’étend sur pas moins de 9 millions de km² et traverse dix États.

Madagascar vue du ciel

On peut dire merci à Thomas Pesquet pour son œil avisé et ses photos resplendissantes ! Depuis la Station spatiale internationale, il capture avec une perspective nouvelle ces lieux étonnants. Ici, Madagascar vue du ciel, plus particulièrement le Betsiboka, un fleuve situé au nord de l’Île, reprend des couleurs froides en se jetant dans la baie de Bombetoka. Sa couleur orangée est due à la présence de sédiments qui se déposent dans le fleuve alors qu’il arpente les montagnes et les falaises.

Comme pour beaucoup d’endroits, si de loin les couleurs semblent époustouflantes, de près la réalité est tout autre. Pour rappel, chaque Français produit plus d’une demi-tonne de déchets par an. Plus précisément ce sont 590 kilogrammes de déchets produits par Français chaque année. De quoi donner le vertige si on multiplie cette quantité par les plus de 65 millions de français que nous sommes.

Les mystérieux géoglyphes de Nazca, traces d’une ancienne civilisation

À nouveau une vue depuis l’ISS… difficile de dire si l’on se trouve sur Terre, tant cet endroit semble étrange !

Et vu d’un peu plus près… les motifs apparaissent !

L’Indonésie, aussi belle qu’abîmée

Avec ses 18.000 îles et ses presque 2 millions de km² de superficie, l’Indonésie compte plus de 300 ethnies différentes, chaque île habitée ayant développé sa propre culture. Ici, un astronaute de l’ISS (pas Thomas Pesquet cette fois) a capturé les volcans mont Sundoro et mont Sumbing, deux voisins sur l’île de Java, qui abrite notamment l’actuelle capitale du pays, Jakarta. Les zones blanchies au niveau des bases des volcans correspondent aux zones d’agriculture intensive, tandis que les zones vert foncé sont des endroits laissés intacts.

Vu d’un peu plus près…

Sur l’île de Bali, à l’est de Java, le tourisme est florissant. Plages turquoises, eau transparente, rizières d’un vert profond, montagnes et volcans à gravir, tout y est ! Mais le dessous de ces lieux paradisiaques est assez triste. C’est un fait connu, on consomme trop de plastique. Mais si une partie est prise en charge, qu’elle soit recyclée ou brûlée, la majorité est laissée à l’abandon, ou bien souvent jetée dans l’océan. Qui n’a jamais vu ces photos de tortues avec la tête coincée dans un sac plastique, ou dans un emballage de canettes ? Les courants ramènent parfois ces déchets plastiques sur des rives, ou sur ce qu’on appelle le septième continent, détruisant à petit feu la biodiversité.

L’activité humaine a des conséquences étonnantes

Vue du ciel, l’activité humaine semble éclairer notre Planète. Ici, mis à part les éclairs visibles sur la droite, Thomas Pesquet a photographié l’Asie de nuit, où tous ces petits points lumineux à gauche des éclairs correspondent à des bateaux de pêche. En particulier, les points verts seraient des éclairages de navires qui utilisent cette couleur pour pêche le calamar !

Et vue de jour, une autre conséquence étonnante de l’activité humaine… Glass Beach, à Fort Bragg, en Californie ! Cette ville tire son nom des verres de mer qui la remplissent. Créés par des dizaines d’années de déversement d’ordures dans la zone côtière située au nord de la ville, ils ont été polis puis recrachés par la mer, prenant l’apparence de galets transparents ou colorés.

Mais cette plage a une durée limitée. Le tourisme y étant répandu, les verres disparaissent petit à petit, emportés comme souvenirs par les touristes de passage. Une forme de nettoyage un peu particulière.

Léa Fournasson, Journaliste scientifique