Préservation de l’environnement : Le Sénégal bénéficiera de 15 millions de dollars du FEM, selon Abdou Karim Sall

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« Le Président directeur général (PDG) du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a décidé de venir avec son équipe au Sénégal non seulement pour faire une évaluation du financement du FEM pour le cycle 7 que nous venons de terminer. Comme vous le savez, les financements du Fonds pour l’environnement mondial sont séquencés en cycles de quatre ans. Nous avons un cycle qui a débuté en 2018 et se termine le 30 juin 2022. Ce cycle nous a permis de capter au niveau du Sénégal prêt de 11 millions de dollars soit prêt de 6 milliards de FCFA. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que si on se fie aux différents financements depuis 1994, le Fonds pour l’environnement mondial est le principal bailleur du Sénégal en matière d’environnement. La bonne nouvelle pour ce cycle 8 qui va démarrer le 1er juillet 2022 est que, cette fois ci, le Sénégal va bénéficier davantage de financements. Nous avons plus de 25% par rapport au cycle précédent ce qui va porter le total de l’enveloppe à 15 millions de dollars soit prêt de 6 milliards 250 millions FCFA et cela est assez important », a révélé le ministre Sénégalais de l’Environnement et du Développement durable qui assure la présidence de la Conférence des ministres Africains de l’Environnement.

Abdou Karim Sall s’exprimait, ce vendredi 13 mai 2022, à l’occasion de la visite de travail qu’effectue au Sénégal Carlos Manuel Rodriguez, PDG du Fonds pour l’environnement mondial en présence de ses proches collaborateurs. Lors de cette séance de travail, les échanges ont porté sur les orientations actuelles du FEM et sur les priorités du Sénégal pour le 8ème FEM.  

S’agissant de ces priorités, le directeur général de la Direction de l’Environnement et des établissements Classés (DEEC) a informé qu’au niveau national, toutes les priorités, quelque soient les secteurs d’activités, sont alignés sur notre référentiel de politique publique qui est le Plan Sénégal émergeant (PSE).

« Pour les priorités, je ne peux pas les appeler priorités pour le moment car nous sommes à l’état de réflexion. On l’a dit, il y aura un dialogue national qui sera organisé pour définir les priorités sous le leadership du ministre de l’Environnement et du Développement durable qui a la responsabilité de conduire la politique du secteur. Nous avons quand même échangé pour retenir un certains nombres d’axes de travail qui pourraient guider le travail. Il s’agit entre autre de la Grande muraille verte, de la gestion des déchets automobiles, de la gestion des infrastructures écologiques en milieu rural, la forêt classée de Mbao, le Technopôle, la prévention et la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques et la mise en place d’un projet sur le fleuve Gambie », a listé Baba Dramé.

A l’en croire, le Sénégal n’est qu’à une étape très préliminaire. C’est pourquoi, les priorités seront retenues par le ministre de l’Environnement et du Développement durable à la suite d’un dialogue national qui impliquera l’ensemble des acteurs. A l’issu de cette rencontre, notre pays définira le portefeuille de projets qu’il va soumettre pour le FEM 8 car, ce dernier travail sur la base de mécanisme projets – programmes. D’où l’urgence de se lever très tôt, développer les projets et pouvoir absorber les ressources qui sont mises à disposition.

Il s’agit de discussions préliminaires mais il y aura un grand dialogue national qui va être programmé une fois les allocations faites pour permettre à tous les départements ministériels, la société civile, le secteur privé de s’asseoir avec le ministre de l’Environnement pour discuter sur les priorités afin de retenir les projets qui seront soumis aux financements du Fonds mondial pour l’environnement, a insisté M. Dramé.       

Pour sa part, Carlos Manuel Rodriguez, accompagné de la directrice des politiques et opérations du FEM, Françoise Clottes, du coordonnateur régional du FEM en Afrique, Ibrahima Sow et la chargée des relations avec les pays africains a expliqué qu’il est important de relever que « les ressources sont importantes pour les pays mais ce sont des ressources additionnelles par rapport aux ressources déjà allouées aux pays. Le niveau d’engagement politique et d’activités environnementales nous ébloui. C’est la raison pour laquelle nous avons soutenus l’octroi du financement au Sénégal ».

Selon lui, le Fonds mondial pour l’environnement travaille avec les gouvernements mais pas simplement les gouvernements, le secteur privé et les organisations de la société civile. Il n’y a pas moins pour un pays de réussir son engagement sans impliquer le secteur privé et la société civile. C’est la raison pour laquelle, dans le cycle 2022-2026, le FEM prévoit d’accroitre l’implication du secteur privé et de la société civile.

Se prononçant sur l’accompagnent réservé aux pays, l’ancien ministre de l’Environnement du Costa-Rica a laissé entendre que « de 2018 à 2022, nous avons vu des pays qui se sont intéressés au développement durable et à la qualité pas simplement pour avoir un impact mais nous aimerions que les pays travaillent davantage sur le développement durable et ses deux aspects, la qualité. Le Sénégal a utilisé 100% de ses ressources et s’est vu affecté car il travaille sur les zones de protections marines et sur d’autres volets comme la lutte contre la détérioration des terres. Aujourd’hui, le ministre a attiré notre attention sur la nécessité de consacrer davantage des ressources parce que nous avons parlé déjà des déchets, en particulier du plastique, nous avons également parlé des voitures usagées donc, là, on peut avoir une autre fenêtre de financement ».         

Moctar FICOU / VivAfrik