COP 21 : « Il faut réfléchir à une intégration régionale écologique », a plaidé Ismaïl Omar Guelleh

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L’Afrique compte bien être au rendez-vous de Paris sur le climat qui se déroulera du 30 novembre au 15 décembre prochain. Un évènement qui doit permettre d’arriver à un accord contraignant en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Deux forums à vocation sous régionale ont été organisé en quelques semaines sur le continent à Djibouti avec East Africa Environment Risk & Opportunities, suivi de la sixième édition du Forum international Green Business de Pointe-Noire, sous l’égide des pouvoirs publics congolais et de la CEEAC.

La capitale djiboutienne a accueilli pendant deux jours, une conférence de haut niveau, avec des experts internationalement reconnus dans leurs domaines, à commencer par les directeurs des départements de recherches environnementales des universités américaines de Yale et Berkeley  pour leurs premières modélisations concernant du climat dans la sous-région avec des températures qui pourraient augmenter jusqu’à 7°C d’ici à 2100.

Par conséquent, « il faut réfléchir à une intégration régionale écologique », a plaidé Ismaïl Omar Guelleh, lors de son discours d’ouverture qui a profité de l’événement pour confirmer la mise en place d’un observatoire sur l’environnement censé permettre aux chercheurs de la sous-région d’échanger sur leur travail, « pour proposer des solutions adaptées à la réalité de nos pays ».

« Nous devons absolument tirer parti de nos atouts », a ajouté Nabil Mohamed Ahmed, le ministre djiboutien de l’Enseignement supérieur et de la recherche, grand organisateur d’un événement qui, selon lui, a justement pour but « d’aider nos pays à saisir les opportunités qui se présentent », en travaillant au développement des économies vertes et bleues.

Union pour se faire entendre lors des négociations

Le programme proposé quelques semaines plus tard à Pointe-Noire a repris le même nuancier de couleur. Seule différence notoire, il s’est surtout concentré sur la question de la protection des forêts, essentielle dans cette partie du continent. Placé sous le haut patronage du ministère congolais de l’économie forestière et de la Chambre de commerce et de l’industrie de Pointe-Noire, ce forum a certes été plus brouillon que celui de Djibouti, mais il s’est révélé être, au fur et à mesure des débats, une formidable caisse de résonance des préoccupations environnementales des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), dans l’optique de la COP21.

Comme dans la Corne quelques semaines plus tôt, les participants tirent la même conclusion : « c’est en travaillant ensemble que nous parviendrons à nous faire entendre lors des négociations », a déclaré Honoré Tabuna, le représentant de la CEEAC. En attendant les subventions qu’elle espère obtenir pour financer son virage vers une économie verte, la sous-région ne reste pas inactive. Le gouvernement congolais a profité de l’événement pour présenter son vaste plan de reboisement des forêts. Le pays prévoit de planter un million d’hectares durant la prochaine décennie, même si le financement et le calendrier du programme restent pour l’instant flous. De son côté la CEEAC a annoncé la création d’un Fonds de développement pour l’économie verte en Afrique centrale. Doté dans un premier temps de 20 milliards de francs CFA, il pourrait être mis en place avant la fin de cette année, si les chefs d’Etats en confirment le principe dans les tous prochains mois. Et constituer un signe fort de l’implication africaine sur la protection de l’environnement, à quelques semaines du rendez-vous parisien.

Toutefois, d’autres événements du genre vont se tenir tout au long de cette année, dans divers endroits du continent, avec l’espoir qu’au final, les 54 Etats africains arrivent à déterminer une position commune qui leur permettra de peser vraiment lors des débats qui s’annoncent d’ores et déjà difficiles.

Avec Jeune Afrique

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